Publié le 15/07/2017 à 06:00 / Béatrice Dupin

Une entreprise emblématique de la Drôme

La société Saint Jean, dont le siège est implanté à Romans-sur-Isère, vient d'annoncer un florilège d'investissements. Elle indique également vouloir recruter et organise, pour cela, des sessions dans les jours à venir.

Vingt-cinq postes sont à pourvoir au sein du groupe Saint Jean. Des journées de simulation se dérouleront dans les jours à venir. Les demandeurs d'emploi peuvent se renseigner auprès de l'entreprise mais aussi de Pôle emploi.

Difficile de rater le site emblématique de la société Saint Jean, situé au 44 avenue des Allobroges à Romans-sur-Isère. L'histoire débute en 1962. L'entreprise les « Ravioles du Royans » fournissait alors aux restaurateurs locaux ces mets si appréciés par les ouvriers de la chaussure. En réalité, le groupe que nous connaissons aujourd'hui est né de l'acquisition de nombreuses entreprises locales : Ravioles du Royans, Ravioles de Saint-Jean-en-Royans, Ravioles à l'Ancienne, Rochat, Pellerin et Truchet. Avec en filigrane la volonté de sauvegarder un patrimoine gastronomique local et un savoir-faire traditionnel. L'entrée au capital de ces nouvelles sociétés a permis au groupe de se diversifier. Ainsi, cinquante-cinq ans après sa fondation, l'entreprise est toujours présente sur le marché de la raviole ainsi que sur celui des pâtes fraîches. Mais avec le rachat des sociétés Pellerin et Rochat, le groupe a également pénétré le marché des quenelles fraîches. En 2009, l'activité de Saint Jean s'est encore diversifiée avec le lancement d'une gamme de produits traiteurs.

Des investissements conséquents

Aujourd'hui, Saint Jean compte cinq sites de production répartis dans la Drôme (Romans, Bourg-de-Péage, Saint-Jean-en-Royans), en Isère (Saint-Just-de-Claix) et dans l'Ain (Frans). Au fil des années, les investissements y ont été nombreux. En 2011, ce fut par exemple la construction d'une chambre froide négative sur le site romanais, avec l'installation de panneaux photovoltaïques. En 2013 et 2014, ce sont trois millions d'euros qui ont été investis sur les deux sites de quenelles (extension du site de Saint Just-de-Claix et mise en conformité du site de Frans). En 2014 et 2015, près de huit millions d'euros ont été engagés à Bourg-de-Péage (fabrication de produits traiteurs). Et d'ici à 2025, entre 20 et 30 millions d'euros seront investis sur le site romanais. Il faut dire que le marché des pâtes fraîches est dynamique et offre des perspectives intéressantes. Seulement voilà, la création d'une nouvelle usine est nécessaire afin d'augmenter les volumes. Ceux-ci représentent actuellement 5 000 tonnes chaque année ; un chiffre qui s'élèvera d'ailleurs à 5 900 tonnes fin 2017.
Une « Cité de la raviole » en projet Outre l'agrandissement de l'outil de production, une nouvelle zone de stockage, un nouveau siège social ainsi qu'une « Cité de la raviole » doivent aussi voir le jour. Cette dernière, à l'image de la Cité du chocolat créée par Valhrona à Tain-l'Hermitage, devrait notamment proposer un espace muséographique autour de la raviole (fabrication, origine du produit, etc.). Un restaurant ainsi qu'une boutique sont aussi prévus. Les travaux ne devraient pas débuter avant deux années, l'acquisition de nouveaux terrains étant prévue afin de mener ces projets à bien.

Des postes à pourvoir

Pour d'accompagner son développement, le groupe doit également recruter de nouveaux collaborateurs. Vingt-cinq emplois en CDI sont à pourvoir cette année, principalement à Romans. Mais les sites de Bourg-de-Péage, Saint-Just-de-Claix et Frans sont aussi concernés. Il s'agit de postes en production et préparation de commandes. « Il faut trouver les bonnes compétences. Le recrutement est un enjeu aussi important que les investissements », précise Guillaume Blanloeil, directeur de la société. Des tests de recrutement par simulation auront lieu les 20 et 24 juillet. Une méthode qui permet de repérer de potentiels candidats, qui ont les capacités pour occuper les postes, même s'ils n'ont pas l'expérience ou les qualifications requises. « On ne regarde pas le curriculum vitae. On va tester la capacité à travailler en équipe, faire du réglage sur une machine, vérifier le respect des consignes, etc. », nous précise-t-on d'ailleurs. Une méthode qui a déjà fait ses preuves. Mise au point par une équipe spécialisée de Pôle Emploi, elle est aussi utilisée dans le secteur de la maroquinerie. Mais que les potentiels candidats se rassurent : s'ils sont retenus, ils ne seront pas seuls dans l'entreprise. Bien au contraire. Ils seront en effet formés en interne pendant plusieurs semaines. 
A. T.

 

Saint Jean /
Chiffres clés
350 collaborateurs.
5 sites de production, en Drôme, Isère et Ain.
Plus de 13 000 tonnes de produits fabriqués par an.
Leader du segment ravioles avec 47,1 % de parts de marché (données 2015).
Chiffre d'affaires 2016 : 65 millions d'euros (70 prévus en 2017).
25 postes à pourvoir en 2017.

 

Mots clés : EMPLOI SAINT JEAN RAVIOLES