Publié le 16/11/2017 à 23:00 / Béatrice Dupin

Arboriculture

En assemblée générale, les producteurs d'abricots des Baronnies ont échangé sur la récolte 2017, qui a souffert d’aléas. Aussi, des priorités s'imposent : irrigation, choix de variétés hautement gustatives et suivi du dossier IGP.

Autour du président Jean-Marc Philibert : Bruno Darnaud (président de l'AOP pêches et abricots de France), Régis Aubenas (président de Fruits Plus), Célia de Lavergne (députée de la circonscription), Christelle Ruysschaert (maire de Saint-Sauveur-Gouvernet)...

La récolte 2017 d'abricots des Baronnies se caractérise par un volume plus faible que l'année précédente, passant de15 000 à 11 000 tonnes sur les 157 000 tonnes de la production française. Une baisse due à des gels localisés décimant les fruits, une longue sécheresse frappant leur développement et impactant leur calibre. De plus, avec une récolte européenne importante et précoce estimée à 580 000 tonnes, le marché a été engorgé prématurément. Cela a provoqué une chute des prix ne pouvant compenser les coûts de revient plus élevés en raison du relief des Baronnies. « Malgré ce contexte, l'abricot des Baronnies a été d'excellente qualité, bien chargé en sucre et de belle coloration offrant un visuel attractif et un gustatif flatteur et incitatif », a souligné Jean-Marc Philibert, président du syndicat de valorisation de l'abricot des Baronnies, en assemblée générale le 10 novembre à Saint-Sauveur-Gouvernet.

Une cinquantaine de producteurs a participé à l’assemble générale du syndicat de valorisation de l’abricot des Baronnies.

Démarche IGP

Avec le soutien de la chambre d'agriculture de la Drôme et du parc régional des Baronnies provençales, le syndicat de valorisation de l'abricot des Baronnies poursuit le dossier de reconnaissance en indication géographique protégée (IGP). Déposé fin mai 2017, il a fait l'objet de plusieurs allers-retours avec l'Inao*, augurant une finalisation prochaine, a indiqué Benoît Chauvin-Buthaud, conseiller à la chambre d'agriculture. Le zonage regrouperait 81 communes des cantons de Buis-les-Baronnies, Séderon, Rémuzat, Nyons et quelques-unes limitrophes du Vaucluse et des Hautes-Alpes. Quatorze variétés ont été sélectionnées pour leur adaptation au terroir et au climat favorisant une qualité visuelle (coloration variant de l'orange au rouge) et gustative (concentration en sucres et en arômes) spécifique.
Recours à l'irrigation
Malgré les restrictions imposées sur la ressource en eau « et qui semblent injustes à appliquer en zone de montagne sèche », les derniers épisodes de sécheresse invitent les producteurs à envisager le recours à l'irrigation pour développer le renouvellement variétal.
Par ailleurs, la sélection des variétés les plus gustatives semble prioritaire car les arômes sont déterminants dans le choix du consommateur. « Il faut que l'abricot ait du goût, c'est le principal enjeu pour pousser à un nouvel achat », a ajouté Benoît Chauvin-Buthaud. Chaque ménage français en mange 2,2 kilogrammes par an. L'abricot est le deuxième fruit consommé l'été et le troisième produit en France, juste derrière la pomme et la pêche-nectarine. Une performance pour un fruit qui n'est disponible que quatre mois par an. 

J-M. P.
* Inao : institut national de l'origine et de la qualité.

Mots clés : ABRICOTS DES BARONNIES DÉMARCHE IGP BARONNIES NATURE