Publié le 14/02/2018 à 10:15 / Christophe Ledoux

Vin

Les déclarations d'Agnès Buzyn, ministre de la santé lors du débat : « L'alcool, un tabou français », ont stupéfait la filière viticole.

Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

Alors même que fin janvier, un courrier de la Présidence de la République avait permis de lever les craintes sur la politique de « dénormalisation » de la consommation de boissons alcoolisées, envisagée par le gouvernement dans sa Stratégie Nationale de Santé, les déclarations d'Agnès Buzyn, ministre de la santé lors du débat : « L'alcool, un tabou français », ont stupéfait la filière viticole. Dans un communiqué daté du 13 février, Joël Forgeau, président de Vin & Société se dit consterné « d'entendre selon les propres termes de la ministre : « avec modération (...) c'est un mauvais mot ; "l'alcool est mauvais pour la santé" serait le vrai message de santé publique ». Pour le président cette position est à contre-courant de la direction politique indiquée par la Présidence de la République qui a invité la filière vitivinicole à formuler des propositions en matière de prévention. Joël Forgeau a, par ailleurs, indiqué que Vin & Société travaillait actuellement à l'élaboration d'un Plan de prévention, qui sera finalisé à la fin du printemps 2018. Il estime ainsi que les déclarations de la ministre sont intolérables et vécues comme une véritable provocation par les vignerons. Vin & Société s'interroge, donc, sur la ligne directrice réelle des politiques de santé publique voulues par le gouvernement. L'organisation rappelle que représenter les intérêts de la filière viticole n'est pas immoral. La filière vitivinicole est donc convaincue que l'éducation, la connaissance et la transmission sont les bons chemins pour mener à bien la « révolution de la prévention ».

Mots clés : VIGNE VIN VITICULTURE AGNÈS BUZYN