Publié le 19/09/2019 à 06:00 / Christophe Ledoux

Agribashing

Un incendie criminel a ravagé trois bâtiments d'un élevage de poulets de l'Orne, dans la nuit du 16 au 17 septembre.

Un incendie criminel a ravagé trois bâtiments d'un élevage de poulets de l'Orne, dans la nuit du 16 au 17 septembre.

Un incendie criminel a ravagé trois bâtiments d'un élevage de poulets de l'Orne, dans la nuit du 16 au 17 septembre. Si l'attaque n'a pas été revendiquée, les inscriptions « assassins » et « camp de la mort », régulièrement utilisées par les militants antispécistes, ont été retrouvées sur les murs. Le préjudice est pour l'instant estimé entre 500 000 et 1 million d'euros.

Jeunes agriculteurs, la FNSEA, la CFA et Aviculteurs de France ont dénoncé un « acte d'une extrême violence », « rendu encore plus insupportable par des signes évidents d'une préméditation méticuleuse, ce qui accentue la détresse de l'éleveur et le sentiment d'angoisse de l'ensemble de la profession ».« Le sentiment d'impunité n'a que trop duré. Nous demandons que la justice condamne ces actes et prononce des sanctions suffisamment dissuasives », ajoutent les organisations, qui apportent tout leur soutien à l'éleveur.

Ce dernier, qui se dit « anéanti », a toujours été dans une démarche de dialogue avec les citoyens, ouvrant régulièrement ses portes lors d'opérations Fermes ouvertes, ont par ailleurs précisé les représentants de Jeunes agriculteurs.

 

La FNSEA montre son soutien à l'éleveur

Le 18 septembre, les 200 participants au conseil fédéral de la FNSEA se sont levés durant quelques minutes, afin, comme l'explique Etienne Gangneron, vice-président de la FNSEA, d'afficher leur soutien à Emmanuel Presvost, et à sa famille, éleveur de volaille dans l'Orne, victime dans la nuit du 16 au 17 septembre d'un incendie criminel, qui a ravagé trois de ses bâtiments, les inscriptions « assassins » et « camp de la mort », régulièrement utilisées par les militants antispécistes, ont été retrouvées sur les murs. Les pertes sont pour le moment estimées entre 500 000 et 1 million d'euros. « Cela devient hallucinant et insupportable pour les agriculteurs qui sont la cible d'attaques répétées », s'insurge le vice -précisent. Le 18 septembre, pour constater les dégâts et marquer son soutien à l'éleveur, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, s'est rendu sur place. Etienne Gangneron rappelle que cette attaque fait écho au procès d'Evreux, qui se déroulera le vendredi 20 septembre, où des membres de boucherie abolition sont accusés suite à une intrusion dans un élevage de volaille. Il regrette que l'association souhaite retourner ce procès en un procès contre l'élevage, il estime donc nécessaire que la profession soit solidaire et qu'elle se mobilise pour soutenir l'élevage. « Cette spirale infernale des intrusions doit cesser, cela devient une espèce de mode, notamment depuis la vidéo où l'on voit un député s'introduire dans un élevage », insiste le vice-président.
Mots clés : AGRIBASHING INCENDIE ORNE