Publié le 18/07/2019 à 06:00 / Béatrice Dupin

DEMONSTRATION

A Malataverne, la chambre d’agriculture de la Drôme a organisé, en partenariat avec les Etablissements Férotin et avec le soutien financier de la Région Auvergne-Rhône-Alpes et du Département de la Drôme, une démonstration de récolte de lavandin avec une récolteuse commercialisée depuis tout juste un an.

Près d’une cinquantaine de personnes a répondu à l’invitation de Cédric Yvin, conseiller Ppam à la chambre d’agriculture de la Drôme, afin d’échanger avec les établissements Férotin, constructeurs de cette ensileuse.

Depuis quelques jours, les producteurs de plantes à parfum, aromatiques et médicinales (Ppam) s'affairent à récolter les lavandes et lavandins. C'est à cette occasion que Cédric Yvin, conseiller spécialisé en Ppam à la chambre d'agriculture de la Drôme, avait convié les établissements Férotin à présenter leur nouvelle machine devant une cinquantaine de producteurs, techniciens et professionnels. La matinée de démonstration, organisée le 12 juillet à Malataverne sur une parcelle de lavandin d'Hervé Lauzier, a permis de présenter ce tout nouveau modèle, commercialisé depuis un an seulement. Cette ensileuse s'avère être très maniable, avec un débit de chantier et une capacité importante. « Contrairement à ce que nous pouvons trouver dans la concurrence, notre machine s'attelle facilement en remorque, en quelques minutes sur n'importe quel tracteur à partir de 90 chevaux, ce qui évite de devoir immobiliser un tracteur pendant toute la saison », a expliqué Claude Férotin, producteur négociant et constructeur de machines agricoles. Une machine qui intéresse donc fortement les coopératives d'utilisation de matériel agricole (cuma).

Capacité et maniabilité intéressante

La seconde particularité de cette récolteuse se trouve sur le volume de la cuve : elle peut accueillir jusqu'à 15 mètres cubes, ce qui permet de remplir un caisson de distillation de 28 m3 en deux à trois vidanges seulement (contre six pour les autres ensileuses), soit un gain de temps considérable pour le producteur. La machine a pour base une désileuse - normalement utilisée pour l'alimentation animale - ce qui permet la vidange dans le caisson de distillation via un fond mouvant, une aspiration et une goulotte amovible dont les commandes se dirigent depuis la cabine du tracteur. Ce fonctionnement permet une répartition plus homogène du végétal dans le caisson, comparé aux autres ensileuses qui vident perpendiculairement au caisson, et bien souvent paquet par parquet. Cette ensileuse en mono-rang permet aussi une bonne visibilité sur les plantes coupées. Elle est notamment équipée d'un essieu directeur pour rentrer et sortir des rangées sans rouler sur les plants, avec un recentrage automatique. Un guidage automatique sera d'ailleurs proposé pour la saison prochaine.

La cuve, d’une capacité d’environ 15 m3, offre à l’agriculteur une plus grande autonomie. Le bec cueilleur relève les fleurs avant de les couper. Un principe de goulotte amovible permet de répartir de manière homogène le végétal dans le caisson de distillation.

Un matériel robuste

Par ailleurs, l'accent a été mis sur les pneumatiques, non seulement pour la souplesse de l'engin en terrain caillouteux mais également pour la tenue sur la route. De plus, les pierres ou autres corps étrangers sont automatiquement éjectés en cas d'absorption. « Nous avons misé sur une structure métallique, robuste, pour tenir sur des tournières, travers et autres cailloux », a souligné Claude Férotin.
Simple d'entretien, avec un gabarit routier agricole pour le transport, cette ensileuse coûte 75 000 euros. Comme les autres récolteuses de Ppam, elle peut être financée en partie via le plan régional à hauteur de 40 % en plaine et 60 % en zone de montagne. Mais il faudra attendre début 2020 pour tout dépôt de dossier.
Amandine Priolet

 

 

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