Publié le 23/01/2020 à 06:00 / Christophe Ledoux

Prédation

L'analyse des relevés effectués sur place le 13 janvier confirme que le loup est bien à l'origine d'une attaque sur un troupeau d'une vingtaine de juments, dans la nuit du 9 au 10 janvier sur un alpage du Diois.

L'analyse des relevés effectués sur place le 13 janvier confirme que le loup est bien à l'origine d'une attaque sur un troupeau d'une vingtaine de juments, dans la nuit du 9 au 10 janvier sur un alpage du Diois. Quatre ont été tuées et deux autres blessées. Les animaux appartiennent au Ranch du Château, élevage de chevaux et ranch équestre situé à Glandage.
« On pensait être épargné car les chevaux sont en groupe, se défendent, sont de gros animaux... mais non », réagissait l'éleveuse sur son compte Facebook. Elle craint des séquelles sur le reste des juments. Une crainte que connaissent malheureusement trop bien les éleveurs ovins confrontés depuis plus de vingt ans à la prédation lupine sur leurs troupeaux.
L'an dernier, selon la Dreal, plus de 3 800 attaques de loups ont été recensées en France faisant près de 12 500 victimes. En Drôme, ont été dénombrées 180 attaques et 488 victimes. Le loup est désormais présent dans 31 départements. Il occupe tout l'arc alpin, a gagné le Nord-Est du pays ainsi que le Sud du Massif central et l'Est des Pyrénées. Les scientifiques constatent qu'il ne chasse plus spécialement en meute mais de plus en plus souvent de façon isolée ; que les attaques n'ont plus lieu uniquement la nuit mais pour moitié dans la journée ; que la prédation ne se fait plus seulement en été et en montagne mais aussi en bordure de lisière, dans les vallées et en plaine et plus seulement sur des ovins mais aussi des bovins, des caprins. Et maintenant des chevaux.