S-métolachlore : autorisation prolongée jusqu’en novembre 2024

Faute d’accord entre les Vingt-sept, la Commission européenne a décidé, le 5 mai, de prolonger l’autorisation de mise sur le marché du S-métolachlore jusqu’au 15 novembre 2024, alors que son autorisation s’apprêtait à expirer le 31 juillet.

S-métolachlore : autorisation prolongée jusqu’en novembre 2024
La Commission européenne a décidé de prolonger l’autorisation de mise sur le marché du S-métolachlore jusqu’au 15 novembre 2024.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) avait, dans un avis publié en février, proposé de ne pas accorder de ré-autorisation du S-métolachlore , un herbicide principalement utilisé sur le maïs et le tournesol, compte tenu de préoccupations quant à son impact sur l’environnement (contamination des eaux souterraines, risque pour les mammifères vermivores). Mais aucune majorité pour ou contre son interdiction n’a été trouvée entre les experts des États membres lors de leur réunion en comité permanent fin mai. « Un délai supplémentaire est nécessaire pour prendre une décision en matière de gestion des risques », a justifié la Commission européenne. L’autorisation du S-métolachlore a déjà été prolongée à sept reprises ces dernières années à cause du retard pris dans la procédure d’évaluation des risques. Anticipant cette nouvelle prolongation, le ministère de l’Agriculture avait annoncé au mois d’avril, malgré les mises en garde de l’Anses, que les produits à base de S-métolachlore pourraient être utilisés en France « jusqu’en octobre 2024 » afin que le calendrier de retrait français soit aligné avec celui de l’UE. À cause de retards pris dans le processus d’évaluation des risques, les autorisations de mise sur le marché d’une quarantaine de molécules actives ont été prolongées en même temps que le S-métolachlore dont le Boscalid un fongicide de la famille des SDHI. L’ONG Pollinis a déposé une plainte au mois de février contre les multiples prolongations de cette molécule dont l’autorisation de mise sur le marché européen aurait dû expirer en 2018.

A.G.