2017, l’année de tous les changements
Ce n'est un mystère pour personne, il s'agissait en effet des derniers vœux de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, dont la présence cinq années de suite à cette cérémonie a été saluée par tous, le 10 janvier. Et en premier lieu par Jean-Charles Arnaud, président du Conseil permanent de l'Inao : « J'y vois l'intérêt porté à notre action, à son importance au sein de la politique agricole et agroalimentaire, à son rôle économique, territorial et social », a-t-il déclaré. Dernière cérémonie également pour le directeur de l'Institut Jean-Luc Dairien qui, après cinq années à la tête de l'Inao, va prendre sa retraite dans quelques semaines. Stéphane Le Foll a annoncé le nom de son successeur : Marie Guittard, conseillère agricole à Matignon depuis 2012 sous les trois Premiers ministres : Jean-Marc Ayrault, Manuel Valls et Bernard Cazeneuve.

De nouvelles têtes
2017 sera aussi l'année du renouvellement des instances dirigeantes de l'Inao, c'est-à-dire les comités nationaux et le conseil permanent. Plus de 250 personnes seront ainsi renouvelées ou nommées début février. On sait déjà que deux présidents de comité national ne seront pas, pour des raisons diverses, candidats à leur succession. Il s'agit de Jacques Gravegeal, président du comité national des IGP vins, et de Marcel Saint-Cricq, président du comité national des IGP et labels rouges. Enfin, 2017 marquera la fin du contrat d'objectif et de progrès (COP) 2014-2017 qui lie l'Institut et l'État pour trois ans, et sera donc l'année de la préparation du prochain COP 2018-2021. Jean-Charles Arnaud souhaite que ce prochain COP insiste sur la communication des actions de l'Inao. « Il serait également important que soient enfin définies et clarifiées les conditions de dialogue sur nos dossiers avec les services européens » a-t-il ajouté. « En démontrant que les signes de qualité peuvent représenter un facteur d'efficacité économique, dont l'efficacité se mesure à chaque niveau de la filière, nous plaçons les SIQO (signes d'identification de l'origine et de la qualité) au cœur de la politique agricole française et européenne, ce qui est bien la volonté partagée de l'État et de la profession », a confirmé pour sa part Jean-Luc Dairien.
De nouveaux horizons
Le directeur a, par ailleurs, insisté sur l'importance de l'international dans la défense des signes d'origine et de qualité. « L'importance économique des filières sous SIQO, leur puissance exportatrice impose une vision internationale de notre stratégie, a-t-il déclaré. Cette approche internationale conduit l'Institut à répondre présent aux principales sollicitations des pays que notre conception des SIQO intéresse ». Mais la défense à l'international passe aussi, parfois, par la voie judiciaire. Le réseau d'avocats de l'Inao couvre 40 pays, et plus de 400 dénominations sont surveillées dans la quasi-totalité des pays du monde. « La dimension internationale va devoir être un enjeu spécifique dans le futur de l'Institut », a confirmé Stéphane Le Foll. Il a annoncé une réunion, à la veille du Salon de l'agriculture, des attachés agricoles dans les ambassades de France pour les sensibiliser à ces dossiers des SIQO. Le ministre a également indiqué qu'il réunirait très prochainement les instances de l'Inao pour préparer le prochain partenariat, ainsi que le renouvellement des équipes, des équipes qu'il souhaite « rajeunies et féminisées ».