Etude
Les vergers français face au changement climatique

Dans une étude rendue publique le 21 mars, l'assureur Axa Climate présente les principaux résultats d'une étude commandée par la FNPF (arboriculteurs, FNSEA) analysant les effets du changement climatique sur les vergers français.

Les vergers français face au changement climatique
L'étude FNPF / AXA estime qu’en 2030 « 45 % des zones de productions étudiées seront considérées comme à risque extrême ou élevé, principalement à cause des vagues de chaleur et du gel. Ce risque pourra atteindre 60 % pour les abricots ©AD26

Dans une étude rendue publique le 21 mars la Fédération nationale des producteurs de fruits (FNPF) et l’assureur AXA Climate estiment que les vergers français vont devoir s’adapter au changement climatique à venir. L’étude qui porte sur 16 cultures fruitières couvrant 76 % des surfaces de production prend pour hypothèse un scénario avec une augmentation de la température moyenne de +1,2°C et des températures extrêmes de +1,7°C.

« Cette évolution aura des conséquences importantes sur le cycle de croissance des fruits qui souffriront de stress thermique chronique, voire de grillure », indiquent la FNPF et AXA. Les deux entités prévoient une augmentation du rayonnement solaire avec des coups de soleil possibles sur les cultures tardives et des impacts sur la photosynthèse et la qualité de la production de biomasse.

Sensibles aux gelées printanières (avril) qui vont perdurer, les fruits auront aussi quelques difficultés à résister au stress hydrique dont le « bilan annuel cumulé (…) diminuera de 38 % en moyenne, avec de fortes disparités géographiques (-47% dans le Tarn) ».

La FNPF et AXA estiment qu’en 2030, « 45 % des zones de productions étudiées seront considérées comme à risque extrême ou élevé, principalement à cause des vagues de chaleur et du gel (vs 22 % aujourd'hui). Ce risque sera très variable d'un fruit à l'autre et d’un département à l’autre : il pourra atteindre 60 % pour les abricots, mais s'établira à 25 % pour la pomme ».

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