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Filière volailles

250 millions d'euros de pertes dans les filières avicoles

Dans un communiqué le 18 mai, la Confédération française de l'aviculture (CFA) chiffrait les pertes économiques dues à la crise sanitaire à près de 250 M€ pour le secteur, dont 100 M€ chez les éleveurs et les accouveurs.
250 millions d'euros de pertes dans les filières avicoles

Les pertes de débouchés des filières avicoles en restauration et à l'export notamment, du fait du Covid-19, n'ont pas été compensées par le report de la consommation dans les commerces de détail, rapporte la Confédération française de l'aviculture (CFA) dans un communiqué le 18 mai. « Poulaillers vides, congélateurs pleins, revenus à zéro : la situation de bon nombre d'aviculteurs est très préoccupante, en particulier dans les filières pigeon, canard à rôtir, canard gras, caille, pintade, gibier ou poulet de Bresse », indique la CFA.
Dans le détail, les premiers chiffrages de l'impact de la crise sanitaire pour les éleveurs et les accouveurs révèlent une perte de 18,4 M€ en canard gras, 21 M€ en canard à rôtir, 45 M€ en gibier, 3,4 M€ en pintade, 4,3 M€ en pigeon, 400 000 € en caille et le même montant en poulet de Bresse.

Appel à l'aide lancé aux pouvoirs publics

Pour faire face à cette situation exceptionnelle et « sans précédent », la CFA en a appelé au soutien des pouvoirs publics, afin d'accompagner les éleveurs en difficulté. Parmi les mesures réclamées par la CFA figure la prolongation du fonds de solidarité « jusqu'à l'automne pour les exploitations qui vont continuer à subir des pertes ». Elle demande aussi la mise en œuvre des aides d'urgence « pour aider les éleveurs et les accouveurs des filières particulièrement touchées ». Des mesures de gestion de marché sont également attendues : aide au stockage privé à hauteur de 41 000 tonnes pour les volailles et lapins, 4 200 tonnes pour le canard gras ; limitation des importations en provenance des pays tiers et priorité à la promotion de l'origine France.
« Il y a urgence », selon le président de la CFA, Jean-Michel Schaeffer, qui craint que les difficultés actuelles soient « décuplées dans les mois à venir » si rien n'est fait. 
S. D. avec communiqué