Ravageur
La chenille noctuelle dévaste les lavandes

La chenille noctuelle dévaste les lavandes
© AD26

C’est avec stupeur que les lavandiculteurs de la Drôme ont découvert la chenille noctuelle dans leurs cultures peu avant la récolte. Cet insecte invasif qui détruit la plante en mangeant la tige est amené par le sirocco, un vent du Sahara, très sec et violent. Cette année, la chenille noctuelle a dévasté les champs dans le Diois et les Baronnies majoritairement. Malgré un piégeage de papillons mis en place pour évaluer le nombre de chenilles, face à la météo et au fait que les chenilles sortent majoritairement la nuit, « personne n'a anticipé l'ampleur de l'invasion », constate Alain Aubanel, co-gérant de la distillerie des 4 vallées à Chamaloc.

Plusieurs parcelles de lavandes et lavandins ont dû être récoltées en urgence, quinze jours avant la date prévue. Malgré tout, beaucoup d'exploitants ont perdu une grande partie de leur récolte. En quelques jours, les chenilles ont ravagé des dizaines d'hectares dans le département. « Ça n'a fait que remonter dans la vallée, nous avons constaté les premières chenilles vers Crest, puis Aurel, Marignac, Die et maintenant Saint-Nazaire-le-Désert et Brette », explique Alain Aubanel.

Les conséquences de ces pertes devraient non seulement se répercuter sur la production d'huiles essentielles, surtout en zone de montagne, mais aussi dans d'autres secteurs d'activité. Le ramassage précoce des lavandes et lavandins impacte, par exemple, le tourisme, mais aussi l'apiculture, les abeilles n'ayant plus de lavandes pour butiner.

E. P.