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Transition

L'agriculture régénératrice a le vent en poupe

En France, comme en Europe, l’agriculture régénératrice gagne progressivement du terrain. Derrière ce terme, encore récent dans la littérature scientifique, les pratiques se développent, portées par les coopératives et les industriels. Entre indicateurs, accompagnement technique et modèles de financement, ce système en construction cherche encore son équilibre, notamment en matière de valorisation et de rémunération.

L'agriculture régénératrice a le vent en poupe
©AdobeStock
Créé en 2018 par l’association Pour une Agriculture du Vivant (PADV) et désormais reconnu par une publication scientifique, l’indice de régénération attribue un score à des pratiques agricoles à partir de 12 indicateurs. Ces derniers concernent le sol (couverture et travail, cycle du carbone, fertilisation azotée), les plantes (gestion phytosanitaire), les paysages (biodiversité cultivée et non-cultivée, agroforesterie) et les connaissances détenues par les agriculteurs.

Directeur de recherche honoraire retraité à l’Inrae, Michel Duru a consacré la majeure partie de ses travaux à l’étude des prairies, des grandes cultures et des systèmes d’élevages de ruminants. D’abord sensibilisé à l’agriculture de conservation des sols, il a été l’un des promoteurs de l’agroécologie basée sur la biodiversité et sur la prise en compte des espèces semées. Ses travaux sont dorénavant tournés vers l’agriculture régénératrice. Selon lui, « ce vocable de régénération est encore absent de la recherche agroalimentaire, alors qu’il s’est répandu comme une traînée de poudre dans le milieu agro-industriel ». Lire notre dossier complet

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