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Évènement

Les producteurs de courges se préparent à la foire

Basées à Divajeu, Juliette Baste Morand et Fanny Boullaud font partie des producteurs qui mettront en avant ce produit de saison lors de la Foire de la courge organisée pour la sixième année à Beaufort-sur-Gervanne.

Les producteurs de courges se préparent à la foire
©ME-AD26
Installées à Divajeu, Juliette Baste Morand et Fanny Boullaud recherchent entre quatre et six hectares de parcelles irrigables.

Parmi les quelques producteurs de courge présents ce dimanche à la Foire de la courge de Beaufort-sur-Gervanne, les visiteurs pourront retrouver Juliette Baste Morand et Fanny Boullaud, anciennement de la Ferme de L’auberge. En quête d'une future installation, les agricultrices partagent actuellement une parcelle située à Divajeu avec un autre agriculteur pour produire jusqu’à cinq tonnes de courges. « Nous vendons nos productions sur le marché de Crest, la foire nous permet d’assurer une vente de plus, racontent les deux trentenaires. C’est une vraie fête agricole qui met en avant de nombreux producteurs locaux. Elle est étalée sur tout le village et elle rappelle un peu les foires paysannes de l’époque. » L’année dernière, les agricultrices ont présenté une cucurbitacée qui a raflé la deuxième place sur le podium du concours des plus grosses courges de la foire.

La courge du Pérou pèse lourd

Près de 25 kilos. C’est le poids de la courge que les agricultrices ont présentée l’année dernière durant la foire. « J’ai souhaité essayer une nouvelle variété, la courge du Pérou. À la récolte l’une d’entre elles était énorme et pesait très lourd », se rappelle Fanny Boullaud. Les courges sont produites en semi-direct avec deux passages à la bineuse pour désherber lors de la plantation. Jusqu’à présent, la terre était amendée avec du fumier issu de l'ancien élevage collectif de brebis. « C’est des plantations gourmandes en fumure et nous étions limitées par rapport à ce que produisaient les brebis. Avec plus d’amendement, nous pourrions avoir une plus grande production, estiment Juliette Baste Morand et Fanny Boullaud. Ici, c’est un système en goutte à goutte qui semble leur plaire mais peut-être qu’avec davantage d’eau, notamment lors des grosses chaleurs en été, nous produirions en plus grande quantité. » En production bio, les agricultrices fonctionnent avec quelques particularités. « Nous produisons nos propres semences paysannes pour les butternuts et les potimarrons, déclarent les jeunes femmes. Nous avons aussi fait le choix de ne pas produire nos courges sous des bâches, même si elles permettent de bien garder l’eau, afin de pouvoir passer la bineuse. »

Cette année, la courge du Pérou semble avoir moins donné, mais les agricultrices tenteront quand même leur chance ravies de participer à l’animation de l’événement. ©ME-AD26

La récolte des potimarrons devrait bientôt commencer. « On voit que le pédoncule a séché, ça veut dire qu’ils sont bien mûrs, observent Juliette Baste Morand et Fanny Boullaud. Les butternuts sont encore pâlots, ils seront prêts dans quelques semaines. Ça nous permet d’avoir deux récoltes. » Pour vendre leurs courges sur plusieurs mois au marché, elles en stockent une partie dans une cave. « Une bonne courgerie doit faire seize degrés. Il faut donc du chauffage l’hiver, un déshumidificateur et un ventilateur pour brasser l’air. Dans de bonnes conditions, elles se conservent bien trois mois… Même si cela peut arriver qu’il y ait un peu de perte, expliquent les maraîchères. C’est important de les récolter avant les grosses pluies d’automne et avant le gel. » Selon elles, les variétés Kabocha et les Buttercup ont le meilleur goût, « celui qui se rapproche le plus de la noisette ».

En recherche de terres

Si les deux jeunes femmes partagent cette parcelle de production de courges avec Grégoire, un autre agriculteur du secteur de Crest, elles espèrent trouver entre quatre et six hectares de nouvelles terres pour mener à bien leurs futures productions maraîchères. En effet, après plusieurs années en tant que saisonnière, Fanny Boullaud a trouvé sa voie lors d’un volontariat en woofing au sein de l'ancien Gaec de la Ferme de L’auberge. En 2019, elle a suivi un BPREA à Die avant d’intégrer le Gaec en question. En 2022, Juliette Baste Morand a remplacé l’agricultrice durant sa grossesse. Elle a ensuite rejoint la ferme au départ d’un des associés. À ce jour, les deux jeunes femmes recherchent de nouvelles parcelles irrigables pour poursuivre leur activité.

La Foire de la courge a lieu ce dimanche

Organisée au cœur du village de Beaufort-sur-Gervanne depuis 2019 par l’association Beaufort en foire, la fête de la courge attire chaque année des milliers de visiteurs. De 9 h à 18 h dimanche 19 octobre, un marché regroupant une soixantaine de producteurs locaux et d’artisans est installé. En plus de la mini-ferme, des jeux à thème tels que « De l’œuf à la poule » et des expositions de matériels agricoles anciens, cette année les visiteurs pourront assister à une démonstration de chiens de troupeau proposée par l’association des Moutons d’Appo de 10 h à 14 h. Les très appréciés concours de « la plus grosse courge », de « la courge la plus originale », « la meilleure tarte à la courge » ainsi que le concours de dessin pour les enfants seront aussi présentés. Pour participer, les candidats peuvent s’inscrire jusqu’à 14 heures dimanche 19 octobre.