Achats chinois de terres : la FNSafer pointe les failles de la réglementation
L'acquisition récente de 1700 hectares dans l'Indre par une société chinoise a suscité une vigoureuse réaction de la FNSafer. Ce n'est pas tant l'origine des capitaux que le mode opératoire qui est contesté. La cession a été opérée par le biais de ventes de parts sociales sur lesquelles les Safer n'ont pas de prise. « Ni la Commission des structures de l'administration, ni la Safer ne disposent des moyens juridiques pour s'assurer que le projet d'acquisition répond bien aux objectifs des politiques publiques », rappelé notamment dans le cadre de la loi d'avenir pour l'agriculture, déplore la FNSafer. En effet aucune installation n'est prévue mais simplement la mise en place de salariés, ni aucune implication sur les territoires, la production étant destinée à l'exportation. « Face à l'avidité des investisseurs, il est urgent de renforcer les politiques foncières afin qu'elles soient véritablement efficaces dans tous les cas de figure : que la terre soit transmise en direct ou par le biais de cessions de parts sociales, les mêmes règles doivent s'appliquer », conclut la FNSafer.