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Acta : mieux faire connaître la recherche expérimentale

Lors de son assemblée générale du 18 juin, l'association des centres techniques agricoles (Acta) a indiqué ses quatre priorités pour 2020. Parmi elles, « donner de la visibilité scientifique aux travaux des instituts techniques agricoles ».
Acta : mieux faire connaître la recherche expérimentale

L'association des centres techniques agricoles (Acta) a tenu son assemblée générale, en visioconférence, le 18 juin. L'Acta réunit 18 instituts techniques agricoles et forestiers (ITA) en métropole et en Outre-mer. L'ensemble de ces centres techniques dispose d'un budget de 211 millions d'euros : 40 % pour les grandes cultures ; 30 % pour les productions spécialisées ; 27 % pour l'élevage. Le budget de l'Acta (6 millions d'euros) représente 3 % de ce budget total. « 2019 a été une année d'intense activité de communication pour l'Acta », rappelle Anne-Claire Vial, présidente de l'association. Cette volonté de communiquer s'est notamment manifestée par le retour des instituts techniques et de l'Acta au Salon international de l'agriculture. « Les travaux et impacts des instituts techniques agricoles restent encore trop souvent méconnus en dehors de la sphère agricole », déplore l'Acta. 2019 a permis « d'ouvrir le débat sur la place de l'information technique entre croyances sociétales et réalités expérimentales ». L'effort se poursuivra en 2020. « Notre priorité portera sur la reconnaissance et la visibilité scientifique des instituts techniques agricoles », ajoute Anne-Claire Vial. Leurs travaux « doivent contribuer par leur indépendance à l'éclairage technique des grands débats sociétaux ».

« Force de propositions »

Le financement des centres techniques a été évoqué. Anne-Claire Vial a rappelé que les actions des ITA bénéficient en particulier du soutien financier du compte d'affectation spécial « Développement agricole et rural » (CasDAR) géré par le ministère de l'Agriculture et du soutien des filières agricoles et forestières. Le CasDAR représente 24 % des ressources des centres, les cotisations (CV, CVO) pèsent 30 %. Le reste des ressources provient d'autres crédits publics : ministères, agences, Régions, offices, Union européenne (20 %) ou de ressources propres aux instituts (26 %). « Être force de propositions sur l'évolution du CasDAR et construire le contrat d'objectifs et de performances 2021-2027 » est ainsi la première priorité que s'est donnée l'Acta. S'y ajoutent trois autres priorités : donner de la visibilité scientifique aux travaux des ITA ; décliner l'ambition numérique des ITA ; appuyer les ITA dans le montage de projets européens et dans les politiques régionales de recherche et de développement. 

Christophe Soulard