Affourager les brebis en feuilles pour pallier la sècheresse
Certains feuillus ont des valeurs équivalentes à celles d’un foin de prairie permanente récolté au stade feuillu.
Lors de périodes de sécheresse, la pratique d’affouragement en feuilles peut être mise en œuvre en complément de foin pour des brebis vides ou en fin de gestation. La teneur en matières azotées des rameaux (feuilles et tiges de l’année) varie de 66 g par kg de matière sèche pour le prunellier à plus de 160 g pour le peuplier noir et l’aubépine¹. Cette dernière valeur peut être considérée comme excellente : elle est équivalente à celle d’un foin de prairie permanente récolté au stade feuillu.
La consommation quotidienne est de l’ordre de 500 g de matière sèche par brebis et l’économie de foin est évaluée à 50 % par les éleveurs. Le temps de travail est considéré comme un des principaux inconvénients de l’affouragement en feuilles. Une heure par jour à deux personnes est en effet nécessaire chaque jour. D’autre part, ce travail est plutôt physique et nécessite de prendre des précautions en matière de sécurité.
Si ce sujet vous intéresse, une journée technique est organisée le 19 septembre au lycée agricole de Brioude (Haute-Loire). L’ensemble de résultats de l’étude sera discuté avec de nouvelles références sur l’intérêt des plaquettes de bois en litière (inscription : [email protected]).
Laurence Sagot, Institut de l’élevage-Ciirpo
¹ Résultats du projet Climagrof 2 financé par le FNADT, l’Agence nationale de cohésion des territoires, la Région Nouvelle-Aquitaine et piloté par le Ciirpo.
Les activités du Ciirpo sont financées par l’Union européenne et les conseils régionaux Nouvelle-Aquitaine et Centre-Val de Loire.