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FNEDT

Agriculture de précision et prestations complètes en hausse chez les EDT

Le 9 juillet, la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT) a présenté les résultats d’une étude brossant le portrait des entrepreneurs de travaux agricoles. Elle montre qu’ils se tournent de plus en plus vers les outils de l’agriculture de précision. De plus, on remarque un développement significatif des prestations complètes.

Agriculture de précision et prestations complètes en hausse chez les EDT

Le matériel de précision et les nouvelles techniques sont au cœur de nos préoccupations », c'est en ces termes que Gérard Napias, président de la FNEDT, a introduit la présentation d'une étude, menée par ADquation pour le compte de Profield Évents, qui permet de définir le profil des entrepreneurs de travaux agricoles (ETA) mais aussi leur rapport aux nouvelles technologies. 201 entrepreneurs ont été interrogés, répartis sur tout le territoire français entre mai et juin dernier. Une étude similaire, basée sur la même méthodologie avait déjà été menée en 2013. La comparaison des résultats permet donc de mettre en lumière les évolutions survenues ces six dernières années. On remarque un vieillissement de cette population en six ans. On est ainsi passé de 22 années d'activité en moyenne en 2013 à 24 en 2019. L'âge moyen, qui était de 49 ans il y a six ans, a progressé de trois ans. Concernant l'utilisation des techniques par les ETA interrogés, 80 % d'entre eux utilisent au moins un outil d'agriculture de précision. « Les ETA sont les plus équipés dans ces outils », se félicite le président de la FNEDT. La moitié des ETA utilise des capteurs de rendement à la récolte, des pneus basse pression et une cartographie GPS. D'ici cinq ans, deux tiers des ETA pourraient utiliser ces technologies. Le potentiel de développement est ainsi important.

Gérard Napias, président de la FNEDT.

La prestation complète pour « plus de simplicité »

Pour les ETA interrogés, les travaux agricoles constituent l'essentiel de leur activité, comme en 2013, et plus de la moitié d'entre eux réalisent 100 % de leur chiffre d'affaires avec cette activité. Comme en 2013, la majorité d'entre eux réalise des travaux de récoltes qui représentent en moyenne 55 % de leur activité. Entre 2013 et 2019, on note qu'ils sont plus nombreux à réaliser des travaux de pulvérisation. Enfin, de plus en plus d'agriculteurs semblent se tourner vers les prestations complètes (du semis à la récolte), puisque ces travaux concernent aujourd'hui 54 % des ETA, contre 34 % en 2013, avec un poids moyen dans le chiffre d'affaires de 32 %. Pour Gérard Napias, ce développement s'explique par le fait que les agriculteurs sont soumis à des obligations de plus en plus fortes. « Ils recherchent ainsi la simplicité technique et juridique avec des risques minimisés », précise-t-il. Ces prestations semblent amenées à gagner encore en puissance puisque 25 % de ceux qui n'en font pas envisagent d'en proposer dans les cinq ans à venir. Cependant, le développement de ces prestations repose sur un socle fragile. En effet, les ETA interrogés relèvent de nombreuses problématiques. Pour 47 % d'entre eux les enjeux économiques sont le frein principal. 21 % des personnes interrogées citent aussi les réglementations contraignantes, notamment sur l'usage des produits phytosanitaires. 

M-A. B.