Après le gel, une réunion sur les dispositifs d’aides

Le 6 juin, Sébastien Bernard recevait en sa mairie de Buis-les-Baronnies des représentants de la chambre d'agriculture de la Drôme, de la FDSEA, du Crédit Agricole ainsi que plusieurs arboriculteurs dont Frank Bec, président du syndicat des producteurs d'abricots des Baronnies provençales. Après les pertes provoquées par le gel, l'objectif était d'inventorier les formes d'aides possibles et les procédures à suivre pour les demandes d'indemnisation.
« Des pistes d’accompagnement »
Deux missions d'enquête menées fin mai (lire nos articles précédents : Gel : une seconde mission d’enquête et Gel 2018 : les dégâts évalués ont permis dans le Sud-Drôme et en moyenne vallée du Rhône et Nord-Drôme de déterminer l'étendue des zones sinistrées et l'ampleur des dégâts. « Les vagues de gel se sont produites au moment de la floraison et les pertes sur abricotiers représentent 70 à 80 % d'une production normale, se désole le président du syndicat. Des vergers produisant jusqu'à 20 tonnes de fruits n'en donneront qu'une à deux cette année. Une production catastrophique qui va provoquer des difficultés financières importantes, d'autant plus que les indemnisations 2017 tardent à venir. »
Le Crédit Agricole Sud Rhône Alpes, fortement représenté et à l'initiative de cette réunion, a suggéré plusieurs « pistes d'accompagnement » pour venir en aide aux exploitations sinistrées : des prêts de trésorerie étalés sur plusieurs années, un décalage des échéances de prêts en cours, la reprise totale et le ré-étalement de la dette sans frais de dossier à des taux situés entre 0,9 et 2 %. Grégory Chardon, président de la FDSEA, a évoqué la possibilité d'un dégrèvement ou d'étalement de l'impôt foncier, l'obtention de mesures d'aides sociales. Il a aussi rappelé que l'indemnisation des pertes est assurée par le FNGRA* lorsque celles-ci sont supérieures à 30 % de la production théorique et dépassent les 13 % du produit de l'exploitation.
Ce deuxième épisode de gel est arrivé alors que l'IGP Abricot des Baronnies est en cours d'étude. Une cinquantaine de producteurs soutient le projet. Frank Bec encourage les professionnels du secteur à adhérer en plus grand nombre pour défendre la dénomination.
J-M. P.
* FNGRA : fonds national de gestion des risques agricoles.