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Élevage

Bien-être animal : les initiatives se multiplient

En Allemagne, le ministère de l'Agriculture va lancer un label « bien-être » en porc et en volaille. En France, Les Mousquetaires viennent d'annoncer, après Carrefour, qu'ils arrêteront de distribuer des œufs de poules en cages après 2015. Aux États-Unis, des produits laitiers labellisés « nourris à l'herbe » font leur apparition dans les supermarchés.
Bien-être animal : les initiatives se multiplient

Après Carrefour fin décembre et Aldi Nord en août, c'est au tour d'Intermarché et Netto, deux enseignes du groupe Les Mousquetaires, d'annoncer qu'ils arrêteront de distribuer des oeufs coquille issus de poules élevées en cages à partir de 2025. Ils commenceront par leur propre marque distributeur (Moisson) dès 2020. « Cela répond à une demande croissante des clients, de plus en plus attentifs aux conditions d'élevage et au bien-être animal », explique le groupe. Parmi les enseignes engagées dans la mise au ban des œufs issus de poules en cages, Monoprix est la seule enseigne avoir retiré ces œufs sans délai, ni annonce préalable (en avril dernier). En octobre, l'interprofession s'est fixée officiellement pour objectif de faire passer la production française à 50 % d'œufs alternatifs d'ici 2022 contre 32 % actuellement. Le coût de la transition est estimé par l'interprofession à 500 M d'euros.

 

Un label bien-être en Allemagne

 

De l'autre côté du Rhin, le ministère de l'Agriculture allemand a décidé de créer un label officiel bien-être, qui concernera d'abord la viande de porc, voire la volaille. La viande étiquetée sera produite selon des normes supérieures aux standards réglementaires (surface/porc, types de sols, transport, abattage...), selon l'Ifip. Si cette expérience fonctionne, elle pourrait être étendue au lait et à la viande bovine, rapporte l'Ifip, qui note que l'Allemagne rejoint, avec cette démarche, les Pays-Bas et le Danemark, qui ont déjà lancé des labels similaires.

 

« Un argument marketing de plus »

 

Aux États-Unis, c'est une initiative à mi-chemin entre les préoccupations de santé et de bien-être qui a été lancée. « Outre le développement de l'agriculture biologique comme ailleurs dans le monde, des modèles alternatifs font aussi leur apparition, dernièrement c'est le label Nourri à l'herbe, qui va faire son entrée dans les supermarchés » aux États-Unis, écrit Agritel, dans la lettre hebdomadaire du 10 janvier. « L'objectif de ce nouveau label est de créer une référence passant par un cahier des charges validé par la filière et par le gouvernement fédéral américain », explique Agritel qui souligne que dans le pays, « le processus de certification est beaucoup moins encadré qu'au niveau européen ». Cela induit parfois « une confusion » auprès du client final avec des indicateurs de qualité qui ne sont « qu'un argument marketing de plus ». Il semble donc que le label Nourri à l'herbe veuille échapper à ce système.