Cadmium : L’Anses appelle à un durcissement des seuils
Fertilisation / L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rendu public, le 24 mars, une expertise confirmant la surexposition d'une part significative de la population française au cadmium. Les agriculteurs sont invités à réduire leurs apports d’engrais phosphatés.
C’est un petit coup de tonnerre qui secoue la communauté scientifique et agricole après la publication de l’avis de l’Agence de sécurité sanitaire (Anses) sur le cadmium, intitulé « Priorisation des leviers d’action pour réduire l’imprégnation de la population française selon une approche d’exposition agrégée ». Les analyses de l’agence pointent du doigt des produits de consommation courante comme des vecteurs principaux du cadmium : céréales du petit-déjeuner, pains, pâtes, pommes de terre et certains légumes. Ce métal lourd peut poser des risques sanitaires sérieux : insuffisance rénale, fragilité osseuse, cancers et troubles du neurodéveloppement, a indiqué l’Anses. Le cadmium présent dans certaines denrées provient majoritairement de la contamination des sols, elle-même alimentée par l’utilisation historique et actuelle des engrais minéraux phosphatés. Ces derniers « sont élaborés à partir de roches phosphatées en grande partie situées hors de France » et certaines « peuvent contenir des teneurs plus élevées en cadmium », a précisé Yann Le Bodo, expert au sein de la direction sciences sociales, économie et société de l’Anses.Changer de fournis...
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