Certificats d'économie de produits phytos : forte baisse des entreprises déclarantes
"L'appel d'une organisation professionnelle à ne pas déclarer tant qu'il n'y a pas d'obligation, de même que les incertitudes engendrées par les évolutions induites par la loi issue des États généraux de l'alimentation (articulation du dispositif CEPP avec la séparation des activités de conseil et de vente) peut expliquer la baisse importante du nombre d'entreprises déclarantes (- 22 % par rapport à 2017), selon le rapport du ministère de l'Agriculture. Néanmoins, la baisse du nombre de CEPP délivrés est moindre (- 9 %) que celle du nombre d'entreprises participantes.
Au final, le taux de couverture des obligations (nombre de CEPP rapporté aux obligations de 2021, ndlr) est stable autour de 10 %. » Pour rappel, les distributeurs ont l'obligation, dans le cadre du dispositif, de promouvoir, auprès des agriculteurs, la mise en place d'actions standardisées reconnues pour les économies de phytos qu'elles peuvent générer. Chaque action standardisée donne droit à un nombre de certificats prédéterminé. Elle doit pour cela être télédéclarée à l'administration. Récemment, les pénalités financières ont été supprimées. Une ordonnance du 25 avril 2019 modifie le dispositif des CEPP : la pénalité financière prévue en cas d'absence d'atteinte des objectifs est remplacée par une obligation de moyens via la certification des entreprises.
Cinq actions standardisées représentent 65 % des CEPP obtenus en 2018
L'an dernier, le dispositif de CEPP comptait 49 actions standardisées pour 678 références disponibles. Cinq actions standardisées représentent près de 65 % du nombre total de certificats obtenus en 2018 : lutter contre divers bioagresseurs au moyen d'un produit de biocontrôle à base de soufre (28 % des CEPP) ; réduire le nombre de traitements au moyen de variétés de blé tendre assez résistantes aux bioagresseurs et à la verse (15 %) ; substituer des produits anti-limaces à base de métaldéhyde par des produits de biocontrôle molluscicides d'origine naturelle (9 %) ; accompagner le placement des traitements fongicides des céréales, au moyen d'un outil d'aide à la décision de prévision et de conseil tracé à la parcelle (6 %) ; éviter un traitement insecticide contre les méligèthes en associant une variété de colza à floraison très précoce avec la variété principale (6 %).