De bonnes valeurs de l’herbe
La synthèse (visualiser le tableau complet en cliquant sur ce lien) a été tirée d'une étude des valeurs d'analyses faite d'avril à début octobre, sur beaucoup de premières coupes et quelques deuxièmes, sur les groupes les mieux représentés en nombre. Pour comparer d'une année sur l'autre les valeurs moyennes, ce sont les espèces pures les plus représentées qui sont suivies. Les analyses de l'étude concernent les foins, les ensilages (préfanés quasi exclusivement) et les enrubannés (ou mi-fanés, dont la teneur en matière sèche est entre celle des ensilages et celle des foins). Les échantillons ont été analysés sur produits finis (pas sur les verts).
Les échantillons proviennent de la grande région Rhône-Alpes Auvergne et des départements de Bourgogne et de Franche Comté. L'été a été très chaud et très sec après un printemps très favorable à l'herbe. 2014, au contraire, avait été très humide et frais à ces périodes de l'année. Les premières coupes se sont faites dans beaucoup de zones de la région dans de bonnes à très bonnes conditions, à de bons stades. Cela a concerné les ensilages comme les foins. Quant aux deuxièmes coupes, on constate peu ou pas de regain.
Moins d'énergie, plus d'azote
Sur le plan de l'énergie, on constate des niveaux de digestibilité de la matière organique (dMO), et donc des UF, très satisfaisants pour tous les groupes. Par exemple, pour les foins, de première comme de deuxième coupe, de prairies naturelles de montagne, fanés au sol, ces niveaux correspondent à des stades de fauche optimum, autour de l'épiaison. Pour les ensilages des prairies naturelles de plaine, le ray grass italien (RGI) ou l'enrubannage ray grass italien, le constat est le même avec des valeurs moyennes proches de la référence Inra début épiaison. Les stades étant donc assez jeunes, les valeurs de l'azote sont élevées. Sur les ensilages comparés avec les valeurs moyennes de 2014, pour les RGI comme les prairies natuelles de plaine, les valeurs de MAT sont plus élevées de 15 à 20 g par rapport à l'année dernière.
Le groupe des foins de prairies natuelles de montagne en deuxième coupe présente des MAT tout à fait concordantes avec les références des tables qui donnent le repère de 200 grammes de MAT pour des repousses de six semaines après coupe à l'épiaison. Sur le plan des minéraux, le profil des niveaux des trois éléments calcium, phosphore et magnésium, est celui attendu. Il est difficile d'apprécier des différences significatives sur ces valeurs moyennes entre cette année et la précédente. La richesse du sol et les fumures organiques et minérales ont un impact sur ces teneurs. Autour de ces valeurs moyennes, qui servent de références, un quart de la population étudiée est en deça du quartile inférieur et un quart au-delà du quartile supérieur, et donc l'autre moitié entre les deux. Par exemple, pour la matière sèche en foins de prairies naturelles de montagne de première coupe, la moyenne est à 89,6 %, mais un quart des valeurs de ces fourrages est en dessous de 89 % et un quart plus élevé que 92,1 %.
P. Mathieu - Laboratoire César
Les tendances et les synthèses des années passées sont consultables sur www.labo-cesar.com