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Salon Sitevi du 28 au 30 novembre 2017 à Montpellier

« Du végétal au marketing, le visiteur pourra tout trouver »

Martine Dégremont, directrice du Sitevi.
« Du végétal au marketing,  le visiteur pourra tout trouver »

Cette édition du Sitevi est celle des records, de taux de réservation des stands, de délégations présentes... Pourtant, c'est aussi celle d'une récolte de raisin au plus bas. Ce contexte morose peut-il impacter la fréquentation ?
Martine Dégremont : « Je suis confiante. Le Sitevi revenant tous les deux ans, il y a beaucoup de nouveautés, un palmarès intéressant. Au vu des aléas climatiques, c'est une raison de plus pour les agriculteurs de voir ce que la technologie peut leur apporter comme solutions complémentaires. Ils ont toutes les raisons de venir cette année. Les visiteurs sont très fidèles au rendez-vous. L'engouement des Français comme des internationaux ne se dément pas. »

©Sitevi

Des exposants et des délégations du monde entier sont attendus, que faut-il en attendre ?
M. D. : « C'est un salon local, régional, national, mais aussi international. 25 pays sont représentés, dont beaucoup d'Espagnols, d'Italiens, de Portugais, car nous sommes le salon dédié aux trois filières méditerranéennes. Des Turcs, des Grecs, des Israéliens sont également de la partie. Hors Europe, une coopération américaine de gros viticulteurs et une délégation d'Indiens Navajo, pour la partie fruits et légumes, seront là. Mais aussi des viticulteurs brésiliens, des délégations d'Ouzbékistan, de Chine, de Russie... »

 

Au vu du succès, va-t-il falloir trouver un lieu plus adapté à l'expansion du salon ?
M. D. : « En 2015 déjà, je trouvais inacceptable que l'on ait une liste d'attente d'exposants. Il faut diversifier l'offre. On a en partie réglé le problème en construisant le hall éphémère (voir plan, B6) et des bungalows. Et l'Arena est déjà occupée à 100 %. Montpellier, c'est notre histoire, un grand vignoble, on souhaiterait y rester mais il faut que la Région et le Parc comprennent qu'il faut augmenter la capacité et revoir un peu la vétusté. »

 

Le salon peut-il encore s'étendre à d'autres secteurs ?
M. D. : « Le Sitevi est historiquement un salon viticole, un peu moins axé sur la vinification. On est désormais positionné sur ce secteur, sur l'emballage... (hall A de l'Arena). Le visiteur doit pouvoir tout trouver : de la matière végétale au marketing. Nous sommes les seuls à réunir les trois filières. Pour ce qui est de la partie numérique, là, c'est notre galop d'essai. »

 

Nouveauté de cette édition, en quoi le Village Start-up peut-il répondre aux attentes des filières, via les solutions numériques ?
M. D. : « On a repéré ces jeunes pousses au Sima. Le Village Start-up, au sein du hall éphémère, s'en est inspiré. Le Sitevi est un tremplin pour eux et présente un enjeu financier, d'autant que les agriculteurs ont compris l'intérêt du numérique au quotidien. On va d'ailleurs organiser des visites de délégations sur le Mas numérique au Domaine du Chapitre (Villeneuve-lès-Maguelone). Il n'y aura pas de hackathon, mais les jeunes viennent surtout se rencontrer et nouer des partenariats économiques. »

 

Le Pavillon des cépages est rebaptisé Espace dégustation (au Forum, hall B5). Qu'est-il prévu ?
M. D. : « En partenariat avec l'Afidol et l'IFV, nous proposons des dégustations de vin et d'huiles d'olive. La surface a été doublée par rapport à 2015 et 30 exposants sont attendus. Le pinot noir, le cabernet sauvignon dans tous ses états, une expérience multi-sensorielle autour du vin rouge, la nouvelle vie des cépages oubliés, ou comment déguster les huiles d'olive du Midi, et reconnaître les trois grandes familles de goût... seront autant de thèmes abordés. Trente personnes peuvent assister à ces ateliers, en s'inscrivant gratuitement. »

 

Qui dit 40 ans de salon dit aussi 40 ans d'innovations. Lesquelles sortent du lot, selon vous ?
M. D. : « Le travail fait concernant les pulvérisateurs m'a interpellé. Je me souviens de la venue de Stéphane Le Foll alors ministre de l'Agriculture, sur le Salon en 2013 et 2015, qui avait été époustouflé par les modèles présentés. »

 

L'actuel ministre Stéphane Travert sera-t-il présent ?
M. D. : « Il est bien sûr invité. J'espère qu'il va venir car c'est aussi important pour lui d'être là, auprès des filières emblématiques de l'agriculture française. » n

Propos recueillis par Philippe Douteau