Accès au contenu

Eau et irrigation : un dialogue relancé mais encore fragile

Hydraulique / Le dossier sensible de l’irrigation en Nord-Drôme a fait l'objet d'un nouveau temps d’échanges entre l’État et la profession agricole. À l’approche de la prochaine campagne d’irrigation, les agriculteurs réclament désormais des décisions claires et durables.

Par Christophe Ledoux
Eau et irrigation : un dialogue relancé mais encore fragile
SID
Aux côtés de la Chambre d'agriculture, entre autres, la préfète de la Drôme s’est rendue à Claveyson, sur un forage profond exploité par le Syndicat d’irrigation drômois.

Après plusieurs semaines de tension autour de la gestion de l’eau, le dossier des volumes prélevables pour l’irrigation en Nord-Drôme est de nouveau sur la table. À la suite des mobilisations agricoles du printemps, FDSEA et Jeunes Agriculteurs de la Drôme ont obtenu de la nouvelle préfète, Marie-Aimée Gaspari, une réouverture des discussions. « Il y a une volonté de compréhension et de souplesse de la part de la préfète », souligne Jean-Pierre Royannez, tout en rappelant qu’« à ce stade, rien n’est acté ». Les discussions se poursuivent, donc.Une visite sur un forage profondLe 15 janvier, profitant d’un déplacement à l’initiative de la Chambre d'agriculture, la préfète s’est rendue à Claveyson, sur un forage profond exploité par le SID (Syndicat d’irrigation drômois). Cet ouvrage réalisé en 2024 prélève à 158 m de profondeur et à 3 km de la Galaure, ce qui limite très sensiblement son impact sur le cours d’eau.« Le cœur du débat porte sur la distinction entre nappes superficielles et nappes profondes », explique le président de la Chambre d’agriculture. Selon lui, les forages profonds, étanchéifiés et situés à plus de 100 mè...

La suite est réservée à nos abonnés.