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Enquête sur le muesli

Enquête sur le muesli : Générations futures sert des intérêts privés du bio, répond "Sauvons les fruits et légumes"

En réaction à l'enquête de l'association Générations futures, publiée le 11 octobre, qui concluait à la présence de perturbateurs endocriniens dans le muesli, le collectif Sauvons les fruits et légumes de France contre-attaque.
Enquête sur le muesli : Générations futures sert des intérêts privés du bio, répond "Sauvons les fruits et légumes"

L'association Générations futures a alerté sur la présence de perturbateurs endocriniens dans le muesli, le 11 octobre. Sur les 15 échantillons non bio de muesli analysés, 81 résidus retrouvés sont des perturbateurs endocriniens (PE) suspectés. «Ce n'est pas la quantité qui nous inquiète le plus, (...) mais l'exposition répétée à faible dose de différents cocktails de ces substances», précise François Veillerette, porte-parole de l'association. Par ailleurs, l'analyse de 5 mueslis bio montre l'absence totale de PE. «L'enquête ne prétend pas refléter exactement l'état moyen de la contamination par des substances chimiques, (...) mais à éclairer les questionnements (...) sur la présence de PE dans des aliments bio et non bio», précise l'association. Pour l'UIPP (industriels des phytos), Générations futures «inquiète inutilement les consommateurs (...)». Dans un communiqué du 11 septembre, l'UIPP rappelle que «la présence de résidus dans nos aliments est encadrée par la fixation réglementaire (LMR) définis selon un processus scientifique rigoureux, considéré comme le plus strict au monde.»

Réaction du collectif Sauvons les fruits et légumes

En réaction à l'enquête de l'association Générations futures, publiée le 11 octobre, qui concluait à la présence de perturbateurs endocriniens dans le muesli, le collectif Sauvons les fruits et légumes de France contre-attaque dans un communiqué du 12 octobre, en affirmant que les produits bio peuvent quant à eux être porteurs de mycotoxines et salmonelles. Le collectif dénonce « le lobbying » de Générations futures et estime que l'association aurait dû, par souci de vérité, rechercher la présence de ces substances dans son enquête. Car les salmonelles et mycotoxines, bien que « naturelles », peuvent « provoquer fièvre, diarrhée, vomissements » ou même être « cancérigènes » ou « neurotoxiques ». Sauvons les fruits et légumes de France déplore que « ce genre d'enquête approximative et partiale » vienne servir les « intérêts privés [...] de la filière bio » au détriment des « producteurs de fruits et légumes, déjà soumis à une très forte pression » et à des règles « drastiques »