FCO : assouplissement de la réglementation
Depuis le 9 Octobre 2015, 129 communes de la Drôme sont en zone réglementée vis-à-vis de la FCO (voir photo de la carte).
En conséquence, les mouvements nationaux des animaux en provenance de cette zone vers la zone indemne sont réglementés (voir L'Agriculture Drômoise du 1er octobre page 21).
Le groupement de défense sanitaire de la Drôme (GDS 26) donne les informations suivantes.
En ce qui concerne l’export des broutards et des laitonnes, seuls des animaux vaccinés seront autorisés à circuler selon les conditions suivantes :
- 60 jours après la fin de la primo-vaccination (2 injections chez les bovins et 1 ou 2 injections selon le vaccin utilisé pour les ovins) ;
- ou 35 jours après la fin de la primo-vaccination, assorti d’une PCR négative à l’issue de cette période de 35 jours.
Des négociations sont en cours avec les principaux Etats de destination pour faire valoir des protocoles alternatifs basés soit sur la désinsectisation et le dépistage (PCR à réaliser 14 jours après la désinsectisation), soit sur un délai réduit post-vaccination.
Stratégie vaccinale
La stratégie vaccinale a été définie au niveau national, dans un contexte où les doses disponibles sont limitées. Les conditions sont les suivantes :
- La vaccination est effectuée sur des bovins âgés de 6 à 16 mois destinés à l'export et situés en zone réglementée.
- La répartition des doses de vaccins dans les élevages est basée sur l’historique d’exportation des exploitations enregistré l’année dernière entre le 1er octobre 2014 et le 31 mars 2015
- Les vaccinations sont faites par les vétérinaires sanitaires et prises en charges par l’Etat.
Les éleveurs sont libres de faire vacciner par leur vétérinaire sanitaire les animaux qu'ils souhaitent avec les doses qui ont été potentiellement attribuées à leur exploitation, tant que les animaux vaccinés sont des animaux destinés à être exportés entre 6 et 16 mois. Les éleveurs concernés doivent donc prendre rapidement contact avec leur vétérinaire sanitaire pour connaître le nombre d'animaux destinés à l'export qu'ils peuvent faire vacciner (dans la limite des doses qui leur sont attribuées) et organiser leur vaccination.
Fusion des zones de protection et les zones de surveillance
A la suite de la réunion du Conseil national d'orientation de la politique sanitaire animale et végétale, le 13 octobre, le ministre de l'Agriculture a décidé de fusionner les zones de protection et les zones de surveillance afin de n'avoir qu'une zone réglementée et d'y permettre ainsi tous les mouvements d'animaux. Joël Limouzin, responsable du dossier sanitaire à la FNSEA s'est félicité que la maladie soit désormais circonscrite au grand Massif central et de la mise en place d'une seule zone réglementée. Reste aux éleveurs de pouvoir commercialiser leurs animaux. Aussi demande-t-il à ce que les animaux destinés à l'exportation puissent être libérés 10 jours après la seconde injection du vaccin, au lieu de 60 jours prévus par la réglementation européenne. Un accord dans ce sens a été signé avec l'Espagne. Les négociations devraient aboutir prochainement avec l'Italie, selon le ministère de l'Agriculture. Mais aucun accord n'est encore en vue avec la Turquie et l'Algérie avec lesquelles les discussions se poursuivent. Sur le plan intérieur, Joël Limouzin demande la généralisation de la désinsectisation complétée par des tests « pour gagner du temps et donner de la respiration ».