Février 1956, un hiver qui a meurtri l’agriculture française
Aléa climatique extrême / Il y a tout juste 70 ans, la France plongeait dans un froid extrême et persistant. Ce gel polaire provoqua de très lourds dégâts à l'agriculture et fragilisa durablement de nombreuses exploitations.
À la fin du mois de janvier 1956, une masse d’air polaire d’origine sibérienne s’installe durablement sur la France. Le froid devient intense et surtout persistant durant une grande partie du mois de février. Les températures restent négatives en continu, de jour comme de nuit, empêchant tout dégel des sols.Dans de nombreuses régions, les minimales descendent fréquemment sous -15°C, avec des pointes locales atteignant ou dépassant -20°C lors des pics de l’épisode. L’ensemble du territoire est concerné, y compris les régions méridionales habituellement épargnées par les grands froids. En vallée du Rhône, le mistral accentue encore la rigueur des températures ressenties, aggravant les dommages sur les cultures pérennes.Ce froid exceptionnel et durable a paralysé la vie quotidienne des Français et les infrastructures. La quasi-totalité des régions touchées a subi des dommages importants. Cet épisode climatique extrême reste un repère historique.Un bilan agricole d’une ampleur inéditeTrès rapidement, les organisations professionnelles agricoles tentent d’évaluer l’ampleur des dégâts. La FNSEA établit un premier bilan provisoire présenté à l’Amicale p...
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