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Phytosanitaire

Glyphosate : Bruxelles prolonge de 18 mois l’autorisation

La Commission européenne a prolongé, le 29 juin, de dix-huit mois l’autorisation du glyphosate dans l'UE en attendant les résultats d’une étude en cours menée par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) et prévue pour la mi-2017.
Glyphosate : Bruxelles prolonge de 18 mois l’autorisation

La Commission européenne a finalement adopté le 29 juin une décision prolongeant l'autorisation de mise sur le marché du glyphosate pour 18 mois, soit jusqu'à fin 2017. Ce délai permettra ensuite de reprendre les discussions sur base du rapport de l'ECHA, l'Agence européenne des substances chimiques, prévu pour mi-2017, au sujet d'un renouvellement de la substance herbicide pour une période plus longue (10 ans).

La Commission a également proposé aux Etats-membres de restreindre les conditions d'utilisation du glyphosate : interdiction d'un co-formulant (tallow amines), renforcement du contrôle de son utilisation en pré-récolte ou encore limitation de son usage dans des zones spécifiques comme les jardins publics et aires de jeux. Les Etats-membres n'ont cependant pas réussi à se mettre d'accord sur ces conditions restrictives, au regret de la Commission qui prévoit de « mener les efforts nécessaires pour les faire adopter le plus tôt possible », indique Bruxelles dans un communiqué.

 

81 % des agriculteurs défavorables à l’interdiction du glyphosate (Ipsos) 

81 % des agriculteurs sont hostiles au retrait du glyphosate, a révélé le 29 juin un sondage mené par Ipsos en collaboration avec la plateforme AgriAvis. Sur les 670 agriculteurs interrogés, plus de 8 sur 10 considèrent que les herbicides à base de glyphosate sont indispensables aux techniques de conservation des sols dans leur exploitation et craignent une augmentation de près de 25 % des coûts de production. 50 % des sondés jugent également que le retrait du produit relèverait davantage de la mesure symbolique que d’une décision basée sur des faits scientifiques. En cas d’interdiction, ils seraient 92 % à appliquer des traitements herbicides supplémentaires et 66 % à recourir davantage au labour. 57 % estiment ainsi qu’il serait plus pertinent de limiter les doses autorisées plutôt que de les supprimer.