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Castanéiculture

Grande mobilisation pour sauver la châtaigneraie

Pour lutter contre le cynips, principal ravageur parasite du châtaignier, une quarantaine de personnes se sont mobilisées à deux reprises dans la Drôme où a été effectuée une récolte de galles sèches.
Grande mobilisation pour sauver la châtaigneraie

Cette année, la filière castanéicole a décidé de frapper fort dans la lutte contre le cynips. Grâce à une grande mobilisation des partenaires financiers et un appel au don, plus de 150 000 euros ont pu être réunis pour la campagne de lutte. 600 lâchers de torymus, prédateur naturel du cynips, sont programmés. L'heure est donc à la préparation de ces lâchers. Pour cela, il faut réunir le nombre de torymus nécessaires. Une partie provient d'Italie, une autre de régions françaises, dont Rhône-Alpes. A deux reprises, lundi 2 et mardi 10 février à Châteauneuf-sur-Isère, une quarantaine de personnes se sont donc livrées sur une parcelle de châtaigniers à une récolte de galles sèches susceptibles de contenir des torymus. Pourquoi ce site ? « C'est un des sites de multiplication du torymus, explique un des organisateurs de la journée. Cette parcelle fait partie des premières contaminées en Drôme-Ardèche et c'est donc là qu'ont eu lieu les premiers lâchers de torymus. De plus, sa situation isolée, sans autres vergers ou taillis de châtaigniers, garantie que le torymus s'est développé de manière assez forte ici. » Les volontaires ont ainsi effectué un ramassage intensif : près de 60 000 galles sèches auraient été ramassées, sachant qu'on espère environ 75 torymus pour 1 000 galles ramassées. Parmi ces volontaires, le Crédit Agricole s'était particulièrement impliqué, mettant à disposition une vingtaine de personnes, administrateurs, mais aussi collaborateurs.

S. Sabot
Agro-écologie /
La lutte collective contre le cynips en exemple
La première découverte de cynips en forêt remonte à 2007 (Alpes-Maritimes), puis en 2010 en vergers (Corse, Drôme, Ardèche, Var). Face à l'ampleur des pertes, un comité de pilotage national avait été créé en 2010 à l'initiative des chambres d'agriculture d'Ardèche et de Drôme, réunissant l'ensemble des professionnels nationaux de cette filière. Ce comité s'était fixé comme priorité d'organiser la lutte biologique collective, par l'introduction de torymus sinensis. Le 30 janvier à Paris, ce système collectif de lutte, par son exemplarité, a été présenté à la conférence nationale « 2015 : an 1 de l'agro-écologie ».