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Epidémie

Grippe aviaire : un fléau mondial qui oblige à des abattages en masse

L'ampleur du fléau de grippe aviaire au niveau mondial se chiffre désormais à plusieurs millions de volailles sacrifiées. En France, depuis le 2 décembre, plusieurs cas de grippe aviaire ont été déclarés dans le Sud-Ouest dans les élevages de canards, avec un virus qui a touché quatre départements
Grippe aviaire : un fléau mondial qui oblige à des abattages en masse

C'est par million que l'abattage de volailles d'élevage suit son cours à l'échelle planétaire. L'épidémie de grippe aviaire, une maladie transmise par les oiseaux sauvages pendant leur période de migration d'hiver, en est la cause. La France n'est pas le seul pays touché. Des cas ont également été détectés en Corée du Sud, au Japon, en Iran, en Suède, aux Pays-Bas, en Allemagne ou en Suisse. A chaque fois, les autorités locales ont dû procéder, par centaines de milliers, à l'abattage des animaux d'élevage contaminés ou considérés comme « à risque ». L'ampleur du fléau au niveau mondial se chiffre donc désormais à plusieurs millions de volailles sacrifiées.

En France, plusieurs cas de grippe aviaire

En trois jours, depuis le 2 décembre, plusieurs cas de grippe aviaire, ont été déclarés dans le Sud-Ouest dans les élevages de canards avec un virus qui a touché quatre départements, le Tarn, le Gers, les Hautes-Pyrénées et le Lot-et-Garonne. Un virus qui semble plus virulent que le précédent qui avait déjà provoqué des dommages considérables. Dernier en date, un élevage de canards à Monbahus (Lot-et-Garonne) : 2 000 canards ont dû être abattus. Les autorités sanitaires affirment que ces cas n’impliquent aucun risque pour la consommation de foie gras produit dans la région. Il s’agit du virus H5N8, qualifié de « hautement pathogène » par les autorités. Trois élevages touchés dans le Gers, à Beaumont, Eauze et Monlezun, avaient été livrés le 30 novembre de canards contaminés en provenance d'une ferme du Tarn voisine de celle où le H5N8 a été détecté. « Nous appelons les éleveurs à se mettre en mode guerre », a résumé le 2 décembre le président de la Chambre d'agriculture du Gers, Bernard Malabirade. La virulence extrêmement forte (mortalité de 50% dans les 72 heures) pourrait favoriser une éradication rapide: le virus responsable de la précédente épizootie du printemps dernier n'était pas mortel pour les canards qui pouvaient ainsi voyager contaminés sans que cela soit su. La lutte contre la maladie pourrait, de plus, bénéficier du fait que les exploitants avaient déjà mis en place un important train de mesures lors de la dernière épizootie, comme l'installation de sas à l'entrée de chaque bâtiment recevant des animaux