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Assurance

Groupama Méditerranée : revenir au positif

Reprendre le chemin du développement rentable, telle est la volonté des responsables de Groupama Méditerranée. Ils l'ont dit à l'assemblée de la fédération de la Drôme, qui affiche des résultats satisfaisants.
Groupama Méditerranée : revenir au positif

La fédération Groupama de la Drôme s'est réunie en assemblée générale le 30 avril à Châteauneuf-sur-Isère. Sa présidente, Chantal Chancrin, est revenue sur l'année écoulée. Trois fusions de caisses locales ont été enregistrées : entre celles de Saint-Sorlin-en-Valloire et Anneyron, d'Alixan et de Chabeuil, de Tulette et Suze-la-Rousse. 2014 a aussi été marquée par la fermeture de l'agence de Suze-la-Rousse et son rattachement à Saint-Paul-Trois-Châteaux.
Côté maîtrise des risques, les élus de la fédération départementale ont une mission de surveillance du portefeuille de clients : 442 dossiers examinés par les commissions locales en 2014. Au niveau de la fédération, sont aussi développés des partenariats avec les organisations agricoles et autres (aides techniques ou financières).

La Drôme bien placée

L'assistance à l'assemblée générale de la fédération Groupama de la Drôme.

Parmi les nouveautés en 2015, Chantal Chancrin, a cité le renforcement du rôle des élus des caisses locales, notamment avec la mise en place de comités locaux d'indemnisation pour le règlement des petits sinistres. « C'est un retour aux sources, pas une marche arrière, a confié le président de Groupama Méditerranée, Amaury Cornut-Chauvinc. Notre entreprise est dans une renaissance de son esprit mutualiste. »
Constat fait par le directeur général de Groupama Méditerranée, Michel Penet, la Drôme figure dans les premiers départements de la caisse régionale en termes de chiffre d'affaires. Son portefeuille est relativement équilibré. En 2014, le département a moins été touché par les aléas climatiques que d'autres de l'Arc méditerranéen. Son rapport de sinistre à cotisation est de 39 %, celui de la caisse régionale de 129 %. En risque automobile, le rapport est de 64 % contre 85 % pour Groupama Méditerranée.
En 2014, la faible croissance économique a eu un impact sur l'activité de Groupama Méditerranée (notamment en automobile). Et, du fait d'une inflation proche de zéro, l'assureur n'a pu augmenter ses cotisations. D'autant plus que la concurrence s'exacerbe. Depuis cette année, la loi Hamon donne la possibilité à l'assuré de résilier son contrat quand il le souhaite une fois passée la première année d'adhésion. Si cette évolution peut fragiliser, Michel Penet entend plutôt la considérer comme une opportunité pour aller chercher des contrats. Quant à la loi Ani (accord national interprofessionnel), à partir de 2016, elle obligera toute entreprise employant de la main-d'œuvre à proposer une complémentaire santé collective à ses salariés. 2015 est donc une année de challenge pour les assureurs.

 

Des aléas et sinistres graves

Le chiffre d'affaires de Groupama Méditerranée n'a progressé que de 0,3 % en 2014. L'assureur a « payé les développements négatifs des années précédentes », a remarqué Michel Penet. Bien que meilleur, le développement est malgré tout resté négatif en 2014. « Notre objectif est de nous rapprocher rapidement du zéro pour franchir la barre d'un développement positif », a-t-il ajouté.
Le rapport sinistres à cotisations de la caisse régionale s'est dégradé de 12 % comparé à celui de 2013. Il est la combinaison de deux phénomènes. Groupama Méditerranée a dû supporter 85 millions d'euros de dégâts dus à des évènements climatiques (grêle, sécheresse, inondations) et 41 millions d'euros (contre 18 en 2013) liés à des sinistres graves, notamment en automobile. « Nous devons être attentifs à la qualité des souscriptions car un certain nombre d'accidents graves sont provoqués par de jeunes conducteurs », a expliqué Michel Penet, qui a aussi mis en avant la solidité financière de Groupama Méditerranée (marge de solvabilité de sept fois le minimum requis).

Des nouveautés

Parmi les nouveautés, Groupama va prochainement lancer un service de télésurveillance de l'habitat (intrusion et détection de fumées). Par ailleurs, l'assureur propose aux communes le service « Prédict », pour les aider à anticiper et gérer les risques hydrométéorologiques. Il travaille actuellement sur l'extension de ce service à d'autres clientèles : agriculteurs, entreprises (et peut-être particuliers).
Pour 2015, Groupama Méditerranée est sur une stratégie de relance d'une croissance rentable, d'amélioration de la qualité du service et d'efficience économique. Son directeur général l'a souligné à cette assemblée générale, qui s'est achevée avec un éclairage sur Groupama Banque donné par sa directrice générale adjointe, Patricia Legrand.

Annie Laurie

Chiffres clés 2014 /

Groupama dans la Drôme
51 096 sociétaires.
51,23 millions d'euros de portefeuille IARD* et 6,89 millions d'euros de collecte vie.
40 456 véhicules 4 roues (hors flottes) et 38 257 habitations assurées.
4 603 contrats santé.
29 agences commerciales.
555 élus pour 42 caisses locales.
Groupama Méditerranée
450 000 sociétaires sur 14 départements (Paca, Languedoc-Roussillon, Drôme et Ardèche).
535 millions de chiffre d'affaires.
1 700 collaborateurs, 250 agences.
3 700 élus, 310 caisses locales.
* IARD : incendie, accidents, risques divers.

L'assurance récolte /

Le président de Groupama Méditerranée, Amaury Cornut-Chauvinc, a évoqué l'évolution de l'assurance récolte, lors de l'assemblée de la fédération de la Drôme. « Des points sont encore en suspens mais nous serons prêts en 2016 », a-t-il assuré.
Outre l'enveloppe budgétaire qui « n'y est pas », la présidente de la chambre d'agriculture, Anne-Claire Vial, a soulevé le problème du contrat de socle grandes cultures pour les productions spécialisées (de semences et autres) du Sud-Est . « Dans la proposition actuelle, a-t-elle observé, les producteurs seraient obligés d'assurer l'intégralité de leur surface en grandes cultures, ce qui n'est pas possible pour des raisons de bonne gestion d'entreprise ». Lui aussi défenseur des spécificités du Sud-Est, Amaury Cornut-Chauvinc a dit : « Il faut faire bouger les lignes. Avec les producteurs, nous devons porter ce dossier au niveau national de manière groupée, pour être entendus à Paris ».