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Pour alimenter leurs poulaillers, ces éleveurs visent l’autonomie

Aviculture / Après avoir créé un groupement foncier agricole avec leur père Franck en 2019, Maxime et Cyril Dochier ont fait construire un bâtiment d’élevage avicole chacun. En 2025, les frères ont racheté une autre exploitation avicole. Un pari stratégique puisque la consommation de volailles ne cesse d’augmenter en France.

Par M.E.
Pour alimenter leurs poulaillers, ces éleveurs visent l’autonomie
©ME-AD26
Franck Dochier, entouré de ses deux fils, Cyril et Maxime, fait face à des contraintes juridiques qui retardent sa retraite. Les jeunes agriculteurs prévoient quant à eux d’engager un salarié. À noter, en plus de leurs élevages avicoles, ils gèrent aussi une quinzaine hectares de noyers dont les fruits sont vendus à Valsoleil.

Des plus de quarante années d’expériences agricoles de leur père Franck, Maxime et Cyril Dochier ont su tirer des enseignements. Ancien éleveur bovin, le père de la fratrie a refusé de poursuivre une activité « dépendante des décisions politiques ». Ainsi, il s’est orienté vers l’aviculture, un élevage hors-sol qui lui a permis de « sortir du système aidé car la volaille n’est pas assujettie aux aides de la Pac » et ainsi « d’être moins dépendant du foncier ». Un raisonnement qui prend d’autant plus de sens dans le contexte actuel et les réductions du budget de la Pac depuis 1980*. Dans cette optique, père et fils visent à présent à « diminuer un maximum de charges et augmenter l’autonomie » des exploitations. Depuis 2019, de nombreux investissements ont été réalisés pour parvenir à cet objectif. Et ce n’est pas fini.

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