Irriguer le soja avec peu d’eau
L'irrigation de la culture du soja permet directement de mieux satisfaire les besoins en eau de la plante, et indirectement de favoriser l'alimentation azotée en optimisant la fixation symbiotique. Contrairement à d'autres espèces comme le maïs ou le sorgho, il n'existe pas chez le soja de phase critique à la sécheresse, mais plutôt une période de sensibilité comprise entre le début de la floraison (stade R1) et le stade limite d'avortement des graines dans les gousses (stade R6). La stratégie d'irrigation devra avant tout privilégier cette période qui correspond à la phase d'établissement du nombre de graines, déterminante pour le rendement. La réponse à l'eau du soja est forte pendant cette période, de l'ordre de 10 q pour 100 mm d'eau. Chez le soja, une sécheresse affecte plus les processus de floraison et de fructification que la nouaison des grains à l'intérieur des gousses. Le PMG ne sera affecté que par des stress hydriques tardifs. Pour les variétés des groupes I et II, les besoins totaux du soja (pluviométrie et irrigation) sont compris entre 450 et 620 mm pour un objectif de rendement de 30 à 35 q/ha dans le Sud-Est. Attention, la culture en sols peu profonds sans apport d'eau d'irrigation, conduira inévitablement à des rendements décevants.
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Réserve utile et pluviométrie
Pensez à enregistrer les pluies en un point proche de la parcelle à irriguer. Pour qualifier les réserves du sol, la réserve utile (RU) peut s'estimer à partir de la texture du sol : en sols sableux : 1,2 mm/ cm de sol exploité par les racines ; en sols argileux : 1,8 mm/cm de sol exploité par les racines ; en sol limoneux : 2,1 mm/cm de sol exploité par les racines.
C. Chambert – Terres Inovia