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Congrès FNSEA

La délégation d'Auvergne-Rhône-Alpes aux avant-postes

États généraux de l'alimentation, Pac, loup... La FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes a porté un message offensif au congrès de la FNSEA.
La délégation d'Auvergne-Rhône-Alpes aux avant-postes

Une quarantaine d’agriculteurs de la région a participé au congrès de la FNSEA. L’occasion pour leur porte-parole, Michel Joux, président de la FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes, de s’exprimer sur trois sujets majeurs : les États généraux de l’alimentation (EGA), la politique agricole commune et le loup. Persuadé que c’est dans le combat et la revendication « que l’on peut obtenir des avancées », le représentant de la FRSEA a invité chacun et chacune « à ne rien lâcher sur les prix. Les textes issus des EGA doivent être à la hauteur des enjeux ». Et d’insister sur l’indispensable prise en compte des coûts de production, sur l’encadrement des promotions, sur la structuration des filières… « Autant de leviers clairement identifiés qui restent à graver dans la loi ».

« Poussons aux côtés de la FNSEA »

À ce stade de l’élaboration de la loi, la vigilance reste de mise. Pas question, en effet, pour les responsables professionnels de se laisser berner par une hypothétique complexité : « Nous n’avons pas le droit de reculer, de tiédir ou de douter (…) Notre réseau est en attente d’une loi de juste répartition de la valeur. La FNSEA est notre pilier. Poussons à ses côtés pour gagner cette mêlée ». Sur la politique agricole commune, Michel Joux a appelé les agriculteurs à mettre l’État devant ses responsabilités : « Ne laissons pas les pouvoirs publics s’en tirer à bon compte en nous noyant dans des méandres budgétaires. Regardez les indemnités compensatoires de handicaps naturels (ICHN). Nous
avons déjà 8 % de stabilisateur. C’est inacceptable ! »

ICHN = élevage

La FRSEA Auvergne-Rhône-Alpes entend bien faire preuve de fermeté pour maintenir le lien entre ICHN et élevage. Enfin, sur la réforme de la Pac à venir, la FRSEA prévient : « Tout ce que l’État français ne mettra pas, il faudra soit s’en passer, soit que les conseils régionaux compensent, soit qu’il y ait un nouveau prélèvement sur le premier pilier ». Autant dire qu’aucun de ces scénarios n’est favorable à l’agriculture, d’où la nécessité de « se battre pour le maintien d’un budget de la Pac ambitieux mais aussi pour conserver un budget national dédié à l’agriculture conséquent ».
Sophie Chatenet

A Tours, Grégory Chardon et Sandrine Roussin, respectivement président et vice-présidente de la FDSEA de la Drôme, entourant Christiane Lambert.

 

Au fil des sujets 

• Zones défavorisées : Le combat continue, dans la mesure où la nouvelle mouture de la carte proposée par le gouvernement met en péril l’économie de bon nombre d’exploitations d’élevage.
• Omnibus : La FRSEA Aura estime qu’il est urgent de saisir les possibilités offertes par l’Omnibus, dispositif européen qui se veut un correctif de certaines mesures de l’actuelle Pac. « Il peut être une opportunité pour assouplir le droit de la concurrence, et également pour les systèmes assurantiels en abaissant la franchise de l’assurance récolte ».
• Loup : « Quand le loup avance, le pastoralisme recule », selon Michel Joux. Confrontée régulièrement aux attaques de loups, la région Auvergne-Rhône-Alpes défend le « zéro attaque », qui implique de donner aux éleveurs les moyens de se défendre. « Le plan loup 2018-2023 va à l’inverse de ce que nous demandons. Il acte la volonté de voir l’espèce se développer ». Inacceptable pour la FRSEA qui invite les ministères concernés à revoir leur copie.