La production européenne de pêches-nectarines est annoncée à la hausse
A l'occasion du dernier Medfel (fin avril à Perpignan), seules les prévisions françaises de productions de pêches et nectarines avaient été dévoilées, les autres pays n'ayant pas été en mesure de donner leurs estimations à cette date. C'est désormais chose faite. La récolte européenne de pêches nectarines est estimée à 3,065 millions de tonnes, soit une hausse de 11 % par rapport à 2016 et de 3 % par rapport à la moyenne quinquennale. « Aucun accident climatique important n'est venu affecter le potentiel de production qui va s'exprimer aÌ plein après plusieurs années déficitaires. On revient a des niveaux de production proches des potentiels optimums » constate Eric Hostalnou, de la chambre d'Agriculture des Pyrénées-Orientales, en charge de ces prévisions pour le Medfel.
L'Espagne talonne l'Italie
L'Italie reste le premier producteur européen avec 1,258 million de tonnes (+ 5 % par rapport à 2016, mais -13 % par rapport à la moyenne quinquennale). « La campagne 2017 ne présente pas de problème particulier. Le retour du froid a touché certaines zones du pays mais il n'a pas causé de dégâts significatifs si ce n'est dans des secteurs très limités. Le calendrier des récoltes présente à ce jour un bon échelonnement de la production entre les bassins du Nord et les bassins du Sud » explique Gabriele Ferri, coordinateur secteur pêche et nectarine Ortofrutta Italia. Avec 1, 208 tonnes (+ 9 % par rapport à la dernière campagne et + 37 % par rapport à la moyenne des cinq années précédentes), l'Espagne talonne l'Italie. Notons qu'une partie du développement de la production espagnole se fait grâce à la pêche plate. La production de ce fruit atteint 314 247 tonnes, soit une hausse de 12 % par rapport à 2016 et + 129 % par rapport à la moyenne quinquennale ! L'Espagne est le premier pays à avoir cru, avec raison, à ce produit et cette stratégie porte ses fruits. « L'inquiétude de la filière espagnole porte sur les températures en Europe, à savoir si elles favoriseront la consommation des fruits d'été et si la récolte d'autres fruits comme la cerise, la fraise et autres fruits rouges sera bonne étant donné que ce sont des concurrents des fruits d'été », précise Javier Basols, responsable filière fruits à noyaux de Coopérativas agroalimentarias.
France : une stratégie fédératrice

Enfin, la production grecque de pêches-nectarines est estimée à 390 000 tonnes (+ 49 % vs 2016 et + 37 % par rapport à la moyenne quinquennale). La Grèce attend par ailleurs une production de pavies (destinée à l'industrie) de 390 000 tonnes. La France confirme ses prévisions annoncées au Medfel : 209 284 tonnes, en légère hausse (+ 4 %) par rapport à 2016, mais en net recul (-27 %) par rapport aux cinq dernières années. « En France, si le marché continue à donner une préférence aux produits français, nous pouvons être confiants (.) Et nous avons de nombreux arguments : fiabilité, service, qualité et, désormais, réponse à la demande sociétale sur le respect de l'environnement. Sur ce point, nous avons choisi une stratégie fédératrice et les résultats sont au rendez-vous, tant vis-à-vis des enseignes que des entreprises qui sont nombreuses à nous rejoindre cette année », conclut Bruno Darnaud, président de l'AOP pêches et abricots de France.