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GRANDES CULTURES

Le Gaec de Simiane, terre d'expérimentations

À Vaunaveys-la-Rochette, Philippe et Gilles Breynat consacrent plusieurs de leurs parcelles à des tests grandeurs nature. Cette année, des projets sont notamment menés en étroite collaboration avec la coopérative CDC ou encore le semencier Pioneer.
Le Gaec de Simiane, terre d'expérimentations

Les essais de nouvelles variétés font depuis plusieurs années partie de l'ADN du Gaec de Simiane. Cette année, l'exploitation – située à Vaunaveys-la-Rochette, près de Crest – teste par exemple douze variétés de maïs (voir encadré) pour la coopérative Drômoise de céréales (CDC). D'autres essais sont aussi menés pour le semencier Pioneer.

Des tests essentiels

Pour les associés, Philippe et Gilles Breynat, les expérimentations sur de grandes parcelles sont véritablement importantes. « Elles sont beaucoup plus proches de la réalité du travail de l'agriculteur et du potentiel de la parcelle. En micro-parcelle, les expérimentations sont beaucoup plus aléatoires du fait de leur emplacement par exemple », explique-t-il notamment. L'agriculteur note également que certaines variétés sont davantage propices que d'autres selon les régions. « Une variété qui est bonne dans le Sud-Ouest ou dans la plaine de Lyon ne l'est pas forcément chez nous. Ce n'est pas la variété qui s'adapte à notre petite région. C'est à nous de choisir les meilleures pour notre exploitation », souligne-t-il aussi.
Cette année, c'est un hectare de maïs qui est consacré à la CDC. Soit quatorze parcelles de 800 m². Le maïs est semé à 83 000 pieds par hectare (ha). Pour Pioneer, ce sont neuf parcelles de 500 m² qui ont été retenues pour des essais de semis de maïs avec différentes densités (82 000pieds/ha, 88 000 et 96 000).

Relation gagnant-gagnant

Au fil des semaines, la coopérative ainsi que le semencier viendront contrôler les parcelles concernées et étudieront le comportement des différentes variétés, comme par exemple la vigueur de la levée. Mais seul le protocole de semences est défini. L'agriculteur reste maître dans sa façon de travailler. À titre d'exemple, Philippe et Gilles Breynat ont semé cinq rangs de maïs de chaque variété car leur cueilleur à maïs fait cinq rangs. La CDC et Pioneer seront en tout cas présents lors de la récolte. « Nous allons utiliser notre moissonneuse. Mais le semencier ainsi que la coopérative Drômoise de céréales viendront tous deux avec une remorque peseuse afin de calculer les rendements à l'hectare. Ils prélèveront aussi des échantillons afin de noter l'humidité de chaque variété au moment de la récolte », explique aussi Philippe Breynat.
Un partenariat qui est gagnant-gagnant entre les deux parties. « En faisant des expérimentations sur nos terres, nous connaissons directement les différents potentiels des variétés avec notre méthode de travail - désherbage, apports d'engrais, etc. - et d'irrigation. On nous fournit gracieusement les semences, le reste est à notre charge », poursuit-il encore. La collaboration avec la CDC ne s'arrête pas là. D'autres micro-parcelles ont aussi été mises à disposition. Ces expérimentations concernent pour ce dernier cas différentes formules et dosages d'engrais.
L'exploitation n'a pas été retenue par hasard. Le Gaec de Simiane exploite en effet près de 130 ha, dont la majorité est en maïs, blé (blé tendre, blé dur), soja, pois et semences de tournesol. Elle compte aussi trois ha de noyers ainsi qu'une activité avicole. La coopérative peut ainsi compter sur une certaine expertise. La parcelle d'essai de maïs a par ailleurs été choisie pour son irrigation, le pivot apportant une régularité supérieure à "l'intégral" et à l'enrouleur. 
A. T.

 

Les douze variétés de maïs testées sur les parcelles 

Sy Helium ; Capuzi CS ; P 0725* ; DKC 5031 ; DKC 5562 ; DKC 5830 ; LG 30.525 ; P 0725* ; DM 4035=MAS48L ; P 0362 ; SY Gibra ; P0937 ; P 0725* ; RGT Distinxxion.
*Cette variété, témoin, est répétée sur trois parcelles.