Le gouvernement maintient la suppression du TODE
Le Premier ministre a clôturé la première journée de la convention 2018 des chambres d’agriculture, le 19 septembre. À cette occasion, il a affirmé la volonté du gouvernement de contrôler les prochaines négociations commerciales et de sanctionner les comportements abusifs. La majeure partie de son discours a concerné des annonces relatives à des mesures fiscales et sociales. Il a ainsi indiqué que l’épargne de précaution serait rénovée.
Interpellé sur le dispositif TODE, mesure d'exonération relative aux travailleurs occasionnels, par le président de l'APCA, qui estime que sa suppression est un mauvais signal envoyé au monde agricole, le Premier ministre a annoncé que dans le cadre de la transformation du CICE, le TODE serait bien supprimé en 2019. Se voulant rassurant, il a souligné « qu'au niveau global, le montant total des exonérations pour l'activité agricole, les coopératives et la transformation agroalimentaire augmentera ». Pour répondre aux inquiétudes du monde agricole, il a signifié que dans le cadre du PLFSS 2019, le gouvernement allait proposer « d'appliquer, dès le 1er janvier, les allègements généraux pour l'ensemble de la production agricole, alors que ceux-ci ne bénéficieront aux autres secteurs qu'à partir du 1er octobre ». De plus, il a indiqué que lui et Stéphane Travert, continueraient « à travailler avec les organisations professionnelles pour bien partager le mode d'emploi de l'ensemble de ces mesures, leur impact, et voir comment nous pouvons apporter des solutions si des difficultés subsistent ».
Une suppression du TODE qui passe mal
Ces annonces, concernant le TODE ne semblent pas avoir convaincues la FNSEA, qui depuis déjà plusieurs mois s'oppose à cette suppression. Dans un communiqué, publié à la suite du discours, l'organisation a exprimé son incompréhension face à cette décision « inadmissible et incohérente ». Elle juge qu'avec cette annonce le gouvernement fait le choix de « la délocalisation de pans entiers de la production agricole : viticulture, fruits, légumes, horticulture, semences... » La FNSEA estime que « cette décision est contraire aux engagements du président de la République de compenser intégralement la suppression du CICE ».
Plusieurs FDSEA et JA ont annoncé de nouvelles actions syndicales dans les jours à venir. Dans la Drôme, la FDSEA a annoncé une mobilisation pour lundi 24 septembre.