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Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, vitrine sportive des territoires ruraux

Patrimoine / Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes ouvre une nouvelle page de son histoire avec une 78e édition qui se déroulera du 7 au 14 juin. Héritier du Critérium du Dauphiné, l’épreuve adopte pleinement l’identité régionale dans son nom comme dans son tracé, avec un parcours dense qui traversera une large partie de la région. Le grand départ est donné à Vizille, en Isère.

Par Charlotte Bayon
Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, vitrine sportive des territoires ruraux
©La Région Auvergne-Rhône-Alpes
Le Tour Auvergne-Rhône-Alpes, a été annoncé à l’Hôtel de Région de Lyon par le président de la Région Fabrice Pannekoucke et Christian Prudhomme, le directeur cyclisme d’A.S.O (organisateur du Critérium du Dauphiné et du Tour de France).

«Si le Tour de France donne envie de France, le Tour d'Auvergne-Rhône-Alpes va donner envie d'Auvergne-Rhône-Alpes », a déclaré Fabrice Pannekoucke, président de la Région, lors de la présentation officielle du Tour Auvergne-Rhône-Alpes à Lyon le jeudi 29 janvier. Une formule empruntée volontairement au directeur du Tour de France, Christian Prudhomme. Car pour les organisateurs, l’objectif est clair : faire du Tour d’Auvergne-Rhône-Alpes une vitrine sportive, géographique et patrimoniale. Dix départements seront concernés par le parcours, des plaines de l’Ain aux reliefs savoyards, des monts du Forez aux plateaux de Haute-Loire. Chaque étape est pensée comme une découverte de paysages, d’histoire locale et de savoir-faire. « Nous sommes heureux et fiers d’accueillir ce tour dans notre région, qui partage nos valeurs : celles de l’esprit d’équipe, du sport, de la combativité, de l’effort et de l’abnégation. C’est un réel moment de partage et de convivialité, et une belle occasion de mettre en valeur nos territoires ruraux ».

Des territoires au service du Tour

Le tracé 2026 a été conçu comme une véritable traversée régionale. De l’Isère à la Haute-Savoie, en passant par la Haute-Loire, la Loire, le Rhône, l’Ain ou la Savoie, le Tour irrigue une grande diversité de territoires : Saint-Vulbas, Perreux, La Bridoire, Crest-Voland ou Beaufort, entre autres, figurent parmi les huit villes-étapes. Cette dispersion géographique répond à une volonté assumée : faire du Tour une épreuve de proximité, au contact de chaque territoire. Ainsi, chaque départ et chaque arrivée deviennent des temps forts locaux, mobilisant collectivités, associations, bénévoles. Pour de nombreuses communes, accueillir la course constitue une vitrine exceptionnelle et exige une grande organisation, entre sécurisation des routes, coordination avec les exploitations agricoles, adaptation des accès, mobilisation des associations. Les mairies travaillent avec les services de l’État, les organisations professionnelles et le tissu local pour limiter l’impact sur les activités tout en maximisant les retombées. Pour les territoires agricoles également, l’exposition médiatique est loin d’être neutre, puisque les images aériennes diffusées à l’international montrent paysages de polyculture, zones d’élevage, prairies d’altitude, zones viticoles. Certaines communes profitent du passage pour organiser marchés de producteurs, dégustations ou animations autour des filières locales.

Un parcours exigeant

Fidèle à son ADN, le Tour Auvergne-Rhône-Alpes reste une course de relief : le Grand Colombier figurera parmi les points clés du parcours, tout comme le final alpin entre La Bridoire et Crest-Voland. L’arrivée au plateau de Solaison devrait, elle, jouer un rôle décisif pour le classement général. Le parcours est pensé vis-à-vis de l’épreuve dans le calendrier international, elle servira de répétition grandeur nature avant le Tour de France aux leaders du peloton mondial. Le lancement depuis Vizille marque le retour d’un grand départ dans le bassin grenoblois : la première étape la reliera à Saint-Ismier, au pied de la Chartreuse. Dès le lendemain, le peloton prendra la direction du sud-ouest vers Le Puy-en-Velay, avant une étape importante jusqu’à Montrond les-Bains, dans la Loire. Le tracé remontera ensuite vers le Rhône avec une arrivée au Parc des Oiseaux de Villars-les-Dombes, site emblématique, puis la course poursuivra sa route vers Saint-Vulbas et le Grand Colombier, bien connu des grimpeurs, avant un final alpin avec l’enchaînement La Bridoire, Crest-Voland et une arrivée d’altitude sur le plateau de Solaison en Haute-Savoie.

Une vitrine touristique incomparable

Au-delà de la compétition, les organisateurs souhaitent promouvoir le territoire, avec les retransmissions télévisées de panoramas de montagne, de vallées agricoles, de plateaux d’élevage, de bourgs historiques… En 2025, près de 10 millions de téléspectateurs ont regardé la course en direct sur France 3, un record historique, tout comme le meilleur pic d’audience survenu depuis 2020 à l’arrivée de Lenny Martinez lors de la huitième et dernière étape. Au total, en 2025, ce sont plus de 55 millions d’heures de télévision qui ont été visionnées dans le monde : des retombées pharamineuses qui concerneront directement l’économie régionale et locale, entre hôtellerie, restauration, commerces et filières touristiques.

Charlotte Bayon