Les éleveurs voient l’arrivée de Plukon d’un bon œil
Depuis plusieurs mois, on savait le groupe Duc en difficulté, avez-vous eu des répercussions sur vos exploitations ?
Michel Clément : « Non, le groupe a su préserver l'intérêt de ses éleveurs. Il y a eu simplement des décalages de paiement de 8 jours pour des problèmes de trésorerie mais qui avaient été annoncés. On connaissait ces difficultés. La grippe aviaire a entraîné des annulations de contrat en Chine et l'arrivée d'un nouveau partenaire devenait inéluctable. »
Quelles seront les conséquences de ce rachat pour les éleveurs ?
M.C : « On n'en sait pas beaucoup plus que ce qui a été annoncé dans la presse. Le groupe a confirmé vouloir conserver ses sites(1), son personnel pendant quatre ans et les contrats, tant sur le certifié que sur le standard. Nous avons bien sûr tenté d'en savoir plus mais comme la reprise officielle de 97 % des parts se fera au 31 janvier, nous n'aurons pas plus d'éléments d'ici là. »
Êtes-vous néanmoins optimiste pour la suite ?
M.C : « Oui, d'abord parce que c'est une entreprise solide (1,3 Md de CA), au deuxième rang européen, avec près de 7 millions de volailles abattues par semaine. Et puis, c'est l'arrivée d'un nouvel acteur dans le Sud-Est ce qui est une très bonne chose pour la concurrence, pour les prix, pour que notre région ne soit pas à la merci d'un seul groupe. Qui plus est, ils annoncent vouloir développer l'activité. Bien sûr, il y aura sûrement des évolutions à prévoir car cette entreprise ne pratique pas le système d'intégration, mais leur arrivée signifie qu'il y a du potentiel dans notre zone, qu'elle est attractive. »
Propos recueillis par David Bessenay
(1) : Un abattoir à Saint-Bauzély (Gard), un couvoir à Crest (Drôme) et une usine d'aliment à Montmeyran (Drôme).