Les forestiers privés demandent une réduction des normes
Sylviculture / Face au réchauffement climatique, les forestiers sont dans l’urgence du renouvellement de la forêt. Il faut essayer de nouvelles essences, créer une forêt mosaïque plus résistante. Pour relever ces défis, les propriétaires privés ont présenté un plan pour la forêt à l’horizon 2050.
En charge de 75 % de la forêt française, les 3,5 millions de propriétaires forestiers français sont excédés. Les instructions contradictoires se succèdent. Faut-il couper un arbre mort qui représente un danger pour le promeneur au risque d’être condamné par l’Office français de la biodiversité (OFB) pour destruction d’habitat potentiel d’une espèce protégée ? Antoine d’Amécourt, président de Fransylva, le syndicat qui représente les forestiers privés, lance un appel : « On veut un moratoire sur les normes. L'OFB multiplie les procès-verbaux et nous, on ne sait plus quoi dire aux sylviculteurs. Bien sûr, il faut garder des arbres morts, c’est un refuge pour certaines espèces, mais il faut aussi abattre ceux qui sont dangereux ». Dans ces conditions, les forestiers privés craignent de ne plus pouvoir effectuer de travaux au printemps, car il faut protéger les espèces menacées. Ils demandent d’ailleurs des précisions entre espèces protégées et espèces menacées.Respect de la propriété privée Autre pierre d’achoppement : le reboisement des terres agricoles. Si celui-ci dépasse 0,5 hectare, il faut demander une étude d’impact à la Direction régionale de l'env...
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