Oeufs contaminés : 56 entreprises françaises concernées par les importations
Dans la dernière mise à jour de sa page web dédiée à la crise du fipronil, le ministère de l'Agriculture français annonce, le 14 août, le recensement de six nouveaux établissements de transformation et 40 grossistes, identifiés comme ayant reçu des œufs ou des ovoproduits contaminés au Fipronil. Cela porte le nombre d'entreprises concernées par ces importations de produits contaminés à 56, dont 14 établissements de transformation d'oeufs ou d'ovoproduits (environ 1,6 millions d'oeufs contaminés importés), deux centres de conditionnement (environ 370 000 oeufs) et 40 grossistes (45,4 tonnes d'ovoproduits).
Oeufs contaminés : la liste des produits bientôt publique
Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a annoncé dans Le Parisien du 15 août la publication prochaine de la liste des produits contenant des oeufs contaminés au Fipronil. «Dans les prochains jours, au fur et à mesure que des résultats d'analyse seront connus, nous allons rendre public sur le site du ministère le nom de l'ensemble des produits contaminés», a indiqué M. Travert au quotidien. «Les marques, le numéro de lot, leur conditionnement et la date de mise sur le marché» devraient être publiés, concernant «les lots testés et identifiés comme contaminés au fipronil à des taux supérieurs à la limite autorisée», a précisé le ministre. «Les enseignes qui le souhaitent pourront informer leurs clients par des affichettes en magasin» et «dans certains cas, elles seront tenues de le faire», a-t-il ajouté. Dans un communiqué, l'ONG Foodwatch a salué cette annonce. «La décision du ministre de l'Agriculture d'informer les consommateurs plutôt que de protéger les lobbies de l'industrie agroalimentaire» est «une très bonne chose», a-t-elle estimé. Foodwatch regrette toutefois que cette communication porte uniquement sur les aliments contaminés au fipronil à des taux supérieurs à la limite autorisée. Dans son entretien au Parisien, Stéphane Travert juge «probable» que des produits contaminés soient encore en rayon même s'il rappelle «que le risque sanitaire est très faible du fait des teneurs observées et des habitudes alimentaires françaises».