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Sanitaire

Ovin : un milieu d’automne plutôt chargé en parasites

Les pluies de fin d’été et début d’automne ont permis les repousses d’herbe attendues et il convient d’être particulièrement vigilant en matière de parasitisme interne.
Ovin : un milieu d’automne plutôt chargé en parasites

Pierre Autef, vétérinaire praticien à Bellac (Haute-Vienne), indique que la situation est favorable à la reprise d'activité des cycles larvaires des strongles gastro-intestinaux : « Il faut rester vigilant en ce qui concerne les strongles de la caillette qui peuvent engendrer de mauvaises surprises en automne, période où l'on pense être tiré d'affaire. Être attentif aux signes d'anémie (animal à la traîne, œil blanc...) permet alors de détecter plus rapidement les infestations. Penser également à la grande douve, présente elle aussi comme le confirment les saisies de foies en abattoir et dont les symptômes sont très voisins. En effet, des brebis ou des agneaux tardifs ont pu pâturer des zones humides à limnées, il y a deux mois lors de la période de sécheresse. Et depuis ce laps de temps, les larves sont devenues adultes et pathogènes ! » Pour limiter les problèmes de résistance, rappelons qu'il est indispensable d'alterner les matières actives des anthelminthiques utilisés. D'autre part, la posologie est adaptée à la brebis la plus lourde.

Des coprologies pour mieux traiter

Un examen coprologique mesure le nombre d'œufs excrétés et permet en cette saison de traiter les brebis au plus juste. Ces analyses sont réalisées par un laboratoire ou par votre vétérinaire avec un tarif moyen de 10 € HT maximum par analyse. Pour obtenir des résultats fiables, il est indispensable de réaliser des prélèvements individuels sur trois ou quatre brebis, sur un lot de 70 à 100 par exemple. Mélanger les crottes de plusieurs brebis peut fausser l'interprétation des résultats en diluant dans le prélèvement des œufs qui se trouvaient en petite quantité. Cela peut être dommageable dans le cas de certains parasites tel que la petite douve, la grande douve et le paramphistome, par exemple. Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les vidéos « réaliser un prélèvement de crottes » et « la coproscopie de A à Z » sur www.idele.fr et www.inn-ovin.fr. Pour la grande douve, des prises de sang peuvent également être réalisées pour un diagnostic sérologique.

 

Laurence Sagot, Institut de l'élevage-Ciirpo