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Arboriculture prévision de récoltes

Pêches et abricots : la campagne s'annonce bien

La production d'abricots serait en hausse de 32 % par rapport à 2016. Celle de pêches, brugnons, nectarines et pavies progresserait, elle, de seulement 2 %. En cerises, l'estimation est haussière mais incertaine. Et en pommes, les pertes seraient limitées après le gel.
Pêches et abricots : la campagne s'annonce bien

La production d'abricot serait en hausse de 32 % par rapport à 2016 au 1er mai, selon une note de conjoncture d'Agreste du 9 mai (- 2 % par rapport à la moyenne 2012-2016). Celle de pêches, brugnons, nectarines et pavies progresserait, elle, de seulement 2 % (-7 % par rapport à la moyenne 2012-2016). Pour toutes les productions, le gel d'avril a occasionné «des dégâts sévères, mais localisés». Et surtout, les besoins en froid des arbres ont bien été couverts, ce qui n'avait pas été le cas l'an passé. La floraison a donc été «généreuse et groupée». En fonction des départements et des productions, la végétation a de 10 à 15 jours d'avance par rapport à l'an dernier. A noter cependant qu'en région Provence-Alpes-Cotes d'Azur, malgré un renouvellement des vergers de pêcher, la sharka (maladie virale) contribuerait à une baisse de la surface en production de 2 %, selon Agreste.

 

Production de cerises /

Une estimation haussière mais encore incertaine

Estimée à 38 000 tonnes, la production 2017 de cerises devrait être 10 % supérieure à celle de 2016 annonce le Service de la statistique du ministère de l'Agriculture dans une note de conjoncture du 11 mai. Il faut noter cependant que la production 2016 avait été l'une des plus faibles depuis dix ans. En 2017, la production devrait revenir « proche de la moyenne quinquennale ». Par ailleurs, au 1er mai, date de l'estimation, « les dégâts du gel des 19 et 20 avril » n'étaient pas tous connus. Les prévisions pourraient de fait être revues à la baisse. En Paca, « les exploitations proches du Ventoux seraient les plus touchées ». En Vallée du Rhône, le gel a causé des dégâts « parfois sévères mais très localisés » ; la production reste estimée en hausse de 27 %. Dans la vallée de la Garonne, les récoltes pourraient augmenter de « près de 30 % ».

 

Pommes /

Des pertes limitées après le gel

Après les périodes de gels qu'ont subies les vergers français entre le 20 et le 28 avril, « les experts de la filière pommicole s'accordent à annoncer un impact global contenu à -10 à -15 % sur la récolte de pommes et de poires », rapporte l'Association nationale pommes poires (ANPP), dans un communiqué paru le 12 mai. Pour les producteurs, c'est « à la mi-juin après la chute naturelle d'une partie des fruits en formation » qu'une évaluation plus précise pourra être faite. L'association note que les pertes sont « hétérogènes sur l'ensemble du territoire » mais demande que « tous les départements soient classés en calamité agricole - à titre conservatoire - avant de pouvoir réaliser un bilan complet des dégâts ».