Photovoltaïque : l’union fait la force
La cuma de Tortebesse dans le Puy-de-Dôme a été créée en 2001 et compte aujourd'hui 25 adhérents. Sa particularité est d'avoir construit un hangar, de 45 mètres de long par 16 mètres de large, pour le stockage et l'entretien du matériel, dont le toit est recouvert de panneaux photovoltaïques. « La revalorisation de l'électricité en 2014, année de la construction du hangar, nous a motivés à investir dans la production d'énergie », explique Jérôme Arnaud, président de la coopérative.
Descriptif de l'installation
Orienté plein Sud et situé à tout juste 70 mètres du point de livraison de l'électricité, le hangar de la cuma ne pouvait rêver meilleur emplacement pour l'installation de panneaux photovoltaïques. Les adhérents ont donc choisi d'équiper le toit de leur futur bâtiment d'environ 280 m² de panneaux. « Le surcoût de la charpente était seulement de 700 euros et les frais de raccordement divisés par deux du fait de la proximité du point de livraison. Au total, la construction du hangar a coûté 150 000 euros dont 50 000 de panneaux photovoltaïques. » La commune, propriétaire du terrain a participé au financement du projet. Au final, les 40 000 kWh d'électricité produits chaque année permettent à la cuma de financer un tiers du bâtiment. « Nous avions budgétisé le projet et estimé le bénéfice à environ 1 500 euros par an. Nous sommes presque à plus du double pour 2015 parce que nous n'avons eu aucun frais d'entretien et l'ensoleillement a été bon. »
Une facture réduite
De quoi alléger la facture des adhérents...Comme pour l'achat d'un matériel, le hangar est payé par les coopérateurs, en fonction de leur chiffre d'affaires. La cuma de Tortebesse ne fait pas exception à la règle mais grâce aux panneaux photovoltaïques, le montant facturé a été divisé par deux ! « Les bénéfices réalisés grâce à la production d'électricité font baisser considérablement la facture bâtiment aux adhérents. C'est aussi pour cette raison que nous nous sommes engagés dans cette voie. Aujourd'hui, il nous faut par tous les moyens réduire nos charges de production. L'opportunité était trop belle pour ne pas être saisie », explique Jérôme Arnaud. L'unique bémol à cette partition rondement jouée est le prix de revente de l'électricité. En 2014, il était de 0,18 euro/KWh. Aujourd'hui il est redescendu à 0,13 euro/KWh.
Mélodie Comte