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Phytosanitaires : l'usage du chlorpyriphos-éthyl pourrait être restreint (S. Le Foll)

Interrogé sur le cas du chlorpyriphos-éthyl, dans l'émission «Cash Investigation» (France 2) consacrée aux effets des pesticides sur la santé des enfants qui sera diffusée le 2 février, le ministre reconnaît que «cette substance est dangereuse».
Phytosanitaires : l'usage du chlorpyriphos-éthyl pourrait être restreint (S. Le Foll)

Interrogé sur le cas du chlorpyriphos-éthyl, dans l'émission «Cash Investigation» (France 2) consacrée aux effets des pesticides sur la santé des enfants qui sera diffusée le 2 février, le ministre reconnaît que «cette substance est dangereuse». S. Le Foll indique attendre les résultats d'un rapport de l'Agence nationale de sécurité alimentaire et sanitaire (Anses). «En fonction, ce produit verra ses usages au mieux réduits, et pour certains, complètement arrêtés», indique-t-il.

L'Anses, qui décide depuis mi-2015 de la mise sur le marché des phytosanitaires, et non plus le ministère de l'Agriculture, s'est saisie de ce cas après que l'agence européenne (Efsa) a revu à la baisse les valeurs admissibles de ce neurotoxique, jugé par des études comme dangereux pour le développement cérébral des enfants in utero.

Le chlorpyriphos-éthyl, qui vise à lutter contre certaines chenilles dans les plantations de blé, de colza ou encore la vigne, entre en France dans la composition de quatre produits. L'Anses devrait publier son évaluation fin février, début mars, a indiqué Gérard Lafargues: «la baisse des valeurs toxiques de référence (au niveau européen) va probablement conduire à limiter grandement le nombre d'usages», prévoit le DG adjoint des affaires scientifiques de l'Anses.

L'UIPP reproche à Le Foll de stigmatiser les acteurs de la protection des plantes

L'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) a reproché le 29 janvier à Stéphane Le Foll une polémique sur les phytos, lors du congrès d'Orama organisé la veille. «Encore une fois, Stéphane Le Foll a stigmatisé les produits phytos et leur utilisation, selon un communiqué. Il a occulté par là même les démarches de progrès de tous les acteurs responsables de la filière agricole.» Et l'UIPP d'énumérer : 92 % des agriculteurs sont formés aux bonnes pratiques d'utilisation, la lutte contre la contrefaçon, la mise en place d'une filière de gestion des déchets. «Si les Certificats d'économie de produits phytosanitaires (CEPP) sont mal accueillis, c'est parce que ce dispositif est contraignant et punitif, accentue les distorsions de concurrence et nuit à la compétitivité de l'agriculture française», poursuit le communiqué. «Il serait temps que le ministre nous considère comme des partenaires et non des freins, à une agriculture durable».