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Quelle TIS les pique ?

CERISES / Perte de 30 % de vergers et 35 % de production de cerises depuis 2011, mouches invasives, nouveaux ravageurs à venir… La Technique de l’insecte stérile (TIS) est un nouvel outil qui peine à se mettre en place en France. Comment s’organiser ? Avec quelle gouvernance et surtout, quels financements ?

Par Céline Zambujo
Quelle TIS les pique ?
CZ
La technique de l’insecte stérile, sur laquelle repose les espoirs des arboriculteurs notamment, ne sera pas l’alpha et l’omega de la lutte contre les ravageurs. Mais elle doit être expérimentée et évaluée, comme dans cet essai sur cerisier, mené au centre de Balandran du Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes.

La technique de l’insecte stérile (TIS) est une partie de la solution que la filière des fruits et légumes doit porter pour lutter contre les mouches – Ragholetis cerasi, mouche méditerranéenne de l’olivier et, bien entendu, Drosophila suzukii –, posaient comme acte fondateur les chercheurs, producteurs et techniciens lors de la journée organisée dernièrement au Centre technique interprofessionnel des fruits et légumes (CTIFL) de Balandran (30).Si un vaste tour d’horizon des stratégies organisationnelles et essais mondiaux en cours a été fait – une première en France –, Nicolas Manoukis, directeur général du laboratoire européen de protection des plantes USDA-ARS, rappelle que, pour réussir un programme TIS, quatre piliers sont nécessaires :- une production en billions d’individus par jour, “soutenue par l’intelligence artificielle qui permet d’accélérer la massification” ;- une technologie de séparation des mâles et des femelles “opérationnelle selon les espèces” ;- une stérilisation efficiente des mâles, qui leur permet de conserver leur compétitivité, “sans affecter ni leur taux de mortalité, ni de moribondité”...

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