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Recherche sur la tolérance à la sécheresse des céréales

Arvalis annonce l'inauguration le 12 mai d'un outil de recherche en plein champ « unique en Europe » pour étudier la tolérance à la sécheresse du maïs et du blé.
Recherche sur la tolérance à la sécheresse des céréales

«On constate en France une stagnation des rendements », indique David Gouache, chef de service « Valorisation des biotechnologies »,   lors d’une conférence de presse. « Le changement climatique y est largement pour quelque chose. » Ce n’est pas compris par tous. D’où le message d’Arvalis contre l’idée reçue de variétés récentes plus sensibles au stress : l’institut pense tout le contraire. « À entendre des agriculteurs, le progrès génétique est épuisé, a noté le directeur général Jacques Mathieu. En fait, il ne s’exprime plus. » Cela à cause du changement climatique, qui en l’absence de progrès génétique se serait traduit par une baisse des rendements.

PhénoField

Le projet baptisé PhénoField, est mené dans la Beauce sur 7,5 ha équipés de toits roulants. Les huit toits roulants sur des centaines de microparcelles à Ouzouer-le-Marché (Loir-et-Cher) ont pour but de simuler le manque d’eau. PhénoField vise ainsi à identifier de manière accélérée les gènes de tolérance au stress hydrique chez le maïs et le blé. Autre domaine de l’étude, le déficit de rayonnement. Des batteries de capteurs, appareils d’imagerie, outils d’enregistrement et de gestion de données permettent d’observer la cinétique de croissance des plantes sans les détruire. Cette plateforme complète le réseau de phénotypage à haut débit Phenome, intégré au programme d’investissements d’avenir, sur la croissance des plantes soumises à divers scénarios de climats et techniques culturales. En 2015, les premiers essais concernent le maïs, dans le cadre du programme Amaizing. Ils porteront l’an prochain sur le blé tendre, via le programme Breedwheat. Le dispositif peut ultérieurement s’étendre à d’autres cultures. PhénoField est doté d’un budget de 8,7 millions d’euros, financés à 50 % par les investissements d’avenir.