Retour à la normale pour l'abricot
La prochaine récolte d'abricots est estimée à 570 000 tonnes. Sauf incidents climatiques, la production européenne sera supérieure de 17 % à celle de 2016, et de 10 % supérieure à la moyenne de ces cinq dernières années. Ce retour à la normale devrait faire oublier le déficit de production de 2016 généralisé sur les quatre pays producteurs européens consécutif à un manque de froid et à des incidents de gel et de grêle qui avaient notamment amputé la production de Bergeron en vallée du Rhône. « En revanche, cette année, nous avons eu un véritable hiver avec des floraisons précoces, groupées et concordantes pour les variétés qui ont besoin de pollinisateurs. Et hormis le coup de froid de janvier en Espagne, et récemment dans le Sud-Drôme (Baronnies) et sur le plateau ardéchois, le potentiel de production européen est normal », a expliqué Eric Hostalnou (chambre d'agriculture du Roussillon), lors d'Europech'.
En France, la récolte est estimée à 151 000 tonnes environ. L'échelonnement dans le calendrier variétal sera bon et la campagne s'annonce précoce car les premiers abricots seront mis en marché vers le 10-15 mai. Mis à part sur le créneau précoce où la concurrence de l'Espagne est forte, la France reste leader sur le marché de l'export. La tendance à la rénovation variétale reste dynamique dans l'ensemble des pays producteurs. Mais les difficultés d'adaptation des variétés aux terroirs commencent à se manifester, notamment en Espagne sur les variétés précoces. Avec un peu plus de 100 000 tonnes, l'Espagne annonce une prévision de récolte inférieure à l'année passée. Quant à l'Italie, « elle fait le plein » avec une production estimée à 240 000 tonnes dont 90 % est destinée au marché intérieur.
Quoi qu'il en soit, le verger européen d'abricot continue d'entretenir sa dynamique grâce à une offre variétale abondante qui s'est diversifiée sur les créneaux précoces et tardifs.