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Implantation du tournesol

Réussir son semis de tournesol en 2015

Les performances économiques du tournesol en 2014 confirment l’intérêt de la culture dans les systèmes de production. Le choix de la variété et la qualité de l'implantation, notion qui englobe les préparations des sols, les conditions de semis et la maîtrise des bio agresseurs, restent les points clés de la culture.
Réussir son semis de tournesol en 2015

La précocité variétale est le critère de choix majeur dans nos régions. Il peut être tentant pour certains de choisir des variétés un peu tardives pour son secteur de production du fait d'un potentiel de rendement théorique supérieur de ces variétés. Cette stratégie est risquée, comme 2013 et 2014 l'ont rappelé, avec des difficultés de récoltes, des pertes de graines et d'importants coûts de séchage. Le choix de variétés précoces, voire très précoces (secteurs les plus froids, semis tardifs), reste essentiel dans les régions du Nord et de l'Est. Les variétés demi-précoces sont parfaitement adaptées aux secteurs chauds de la vallée du Rhône.

Réduire les risques sanitaires

Parmi les principales maladies régionales, le sclérotinia du capitule et le phomopsis sont à raisonner de façon prioritaire dans le choix variétal. Concernant le phomopsis, le choix de variétés très peu sensibles ou résistantes représente une protection suffisante pour s'affranchir d'une intervention fongicide. La tolérance variétale vis-à-vis du sclérotinia du capitule permet de limiter les risques si l'on combine comportement variétal et respect des règles agronomiques de base qui limite le risque d'une récolte tardive (précocité maturité, date et conditions de semis). Le sclérotinia au collet est aussi à prendre en compte notamment dans les sols riches en matières organiques.
Il faut attendre le ressuyage complet avant d'entrer dans les parcelles, quitte à retarder le semis de quelques jours. Le travail du sol a pour but d'obtenir un sol fissuré afin de faciliter l'enracinement du tournesol, plante à pivot qui ne supporte aucun obstacle. La préparation du lit de semences doit aboutir à une terre fine en surface et meuble en profondeur : privilégiez les outils à dents non animés et éviter les herses rotatives. Éviter les tassements et le dessèchement du lit de semences en multipliant les passages. Attendre que la température du sol soit suffisante (8°C à 5 cm de profondeur) et que les conditions climatiques soit optimales pour semer.

Semer entre le 1er et 20 avril

La plage optimale pour les semis du tournesol se situe entre le 1er avril et le 20 avril. Il est possible de semer plus tôt mais le risque de manquer de températures favorables à la croissance est important : les cultures stagnent dans les périodes sensibles aux limaces et aux oiseaux. Inversement, tout retard de la date de semis impacte la date de récolte avec les inconvénients liés à des moissons tardives : difficultés de récolte, maladies de fin de cycle, pertes de graines, humidité à la récolte, dégâts d'oiseaux,...
Le tournesol compense mal une hétérogénéité de peuplement, les pertes pouvant dépasser 5 q/ ha. Semer entre 2 et 4 cm à une densité de semis ne dépassant pas 70 000 graines/ ha. L'écartement entre rang ne doit pas dépasser 60 cm. La vitesse de semis doit être au maximum de 5 km/ h.

Limiter les dégâts d'oiseaux

Les semis de tournesol sont souvent la cible des pigeons et corvidés. Les moyens de lutte sont limités mais ils peuvent atténuer considérablement les problèmes : techniques d'effarouchement (visuelles, sonores) ; régulation des populations d'oiseaux par du piégeage ( cage à corvidés...). Ces méthodes sont soumises à autorisation. Pour tout renseignement complémentaire, consulter les services préfectoraux et les fédérations départementales de chasseurs. 
Cétiom