Se préparer à une adaptation d’ampleur
Vignoble français / Alors qu’elle est confrontée à une crise structurelle profonde, la filière viticole a débattu, lors d’un colloque à l’Assemblée nationale, des adaptations agronomiques, commerciales et réglementaires indispensables pour affronter un avenir devenu incertain.
Quelles adaptations le vignoble français a-t-il besoin de mettre en œuvre pour sortir de la crise structurelle dans laquelle il est ? Les réponses à cette question ont été âprement débattues lors du colloque Donner une ambition au vin français qui s’est déroulé à l’Assemblée nationale fin avril. Alors que la profession doit subir dans le même temps une baisse tendancielle des achats, des barrières multiples à l’export et des aléas climatiques à répétition sur fond de réchauffement climatique, les intervenants se sont refusés à céder au pessimisme.Le vin n’est pas en cause« Contrairement à ce que l’on entend parfois, le vin dispose d’un fort crédit, y compris auprès des jeunes générations […], le produit lui-même n’est pas en cause, mais plutôt son accessibilité », a assuré Samuel Montgermont, président de Vin & Société. « Comme d’autres boissons l’ont fait, le vin doit prendre en compte le nomadisme alimentaire et réussir sa révolution des formats. » Les pratiques viticoles ont, quant à elles, besoin de s’adapter. « Le secteur a commencé à prendre ce virage en matière d’encépagement », a souligné Bernard...
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